"L'appel à brûler des exemplaires de notre livre saint est une forme de terrorisme et une incitation au terrorisme", a lancé M. Ben Humaid, président du Conseil judiciaire suprême saoudien, dans un prêche prononcé en présence du souverain saoudien Abdallah, au premier jour de la fête du Fitr, marquant la fin du ramadan.
Le Premier ministre libanais, Saad Hariri, était également présent.
"Il est honteux d'attribuer cela à la liberté d'expression. C'est une agression contre l'islam et ses adeptes et une flagrante atteinte aux sentiments des musulmans", a ajouté l'orateur à l'adresse de centaines de milliers de fidèles rassemblés dans la Grande mosquée de La Mecque pour la prière du Fitr, retransmise par la télévision d'Etat.
"Nous appelons à des relations plus solides et à des liens d'entente, de respect mutuel et de coopération entre les peuples", a-t-il poursuivi, soulignant que l'islam est "une religion de tolérance".
Le pasteur Terry Jones du groupuscule chrétien intégriste "Dove World Outreach Center" ("Centre colombe pour aider le monde") de Gainesville, en Floride (sud-est), voulait brûler 200 exemplaires du Coran samedi, le jour du 9è anniversaire des attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis. Ce projet a suscité une vague d'indignation dans le monde.
Après avoir annoncé qu'il renonçait à son projet, le pasteur américain a menacé jeudi soir de revoir sa décision.
Source: AFP