"Le discours de Wulff était le signe que les musulmans ne sont pas des citoyens de seconde classe", a affirmé le président du Conseil central des musulmans d'Allemagne (ZMD), Aiman Mazyek, dans le quotidien Bild.
"Wulff a dit clairement: des projets de vie différents et la diversité sont souhaités", a-t-il ajouté.
A l'occasion des célébrations du 20e anniversaire de la Réunification dimanche, le président de la république a assuré que l'islam faisait aussi "à présent" partie de l'Allemagne.
"Nous sommes un peuple. Cet appel à l'unité doit être aujourd'hui une invitation à tous ceux qui vivent chez nous", avait assuré le conservateur Christian Wulff lors des cérémonies à Brême (nord), rappelant le slogan "Nous sommes le peuple" des Allemands de l'Est lors des manifestations ayant précédé la chute du Mur de Berlin, le 9 novembre 1989.
La chute du Mur avait conduit moins d'un an plus tard à la Réunification, officialisée le 3 octobre 1990 et dont l'Allemagne a célébré dimanche le 20e anniversaire.
L'Allemagne a connu ces dernières semaines une violente polémique sur l'intégration des quelque 4 millions de musulmans installés sur son sol après la publication d'un pamphlet stigmatisant les étrangers en particulier ceux de confession musulmane.
"Beaucoup (de musulmans) ont l'impression: une nouvelle fois on parle de nous au lieu de parler avec nous", a également indiqué M. Mazyek dans le Frankfurter Rundschau. "Nous disons aux musulmans: ne vous retirez pas dans une émigration intérieure mais engagez vous".
Le Conseil central des musulmans d'Allemagne est l'une des nombreuses organisations représentatives d'une communauté aussi diverse que morcelée.
Source: AFP