Sadegh Ramazani Golafchani, spécialiste des questions culturelles internationales, dans un entretien avec l’Agence Internationale de Presse Coranique(IQNA), a déclaré que les cérémonies de commémoration du martyre d’Ali Asghar (AS), fils de l’Imam Hossein (AS), tué à Karbala, avaient pour objectif de faire revivre une valeur historique dans la génération actuelle qui attend la parousie de l’Imam du temps (Que Dieu hâte son retour).
« Ces cérémonies organisées au niveau international, ont aussi pour objectif la création de centres d’études et de recherches, chargés de l’éducation des jeunes. Grâce à ces cérémonies, organisées dans plusieurs pays européens, les chrétiens et les juifs de ces pays ont fait connaissance avec ces personnalités de l’Histoire de l’islam, et certains médias en ont fait des reportages.
Les politiciens occidentaux ont pris position contre ces cérémonies et déclaré qu’elles mettaient en danger le nouvel ordre mondial qui rejette toute vision spirituelle et métaphysique, que ces cérémonies sont un rappel du monde invisible et un espoir pour la nouvelle génération, et que les associations gouvernementales et non gouvernementales devaient tout faire pour arrêter l’organisation de ces cérémonies.
Certaines organisations féministes ont organisé des manifestations où les participantes portaient des placards avec des photos d’un enfant ensanglanté prétendant que ces réunions encourageaient la violence et le génocide !
A cette époque, le centre «Imam Reza » en Belgique, l’association « Kossar » d’Amsterdam et la grande mosquée de la ville de Diurne en Allemagne, ont réagi à cette intoxication médiatique et ont présenté ces cérémonies et expliqué qu’Ali Asghar (AS) était un symbole culturel et un modèle pour l’Occident en agonie.
Notre but est de faire connaitre les dimensions de l’évènement d’Ashura où en un jour, les meilleures créatures de tout âge, ont perdu la vie pour la poursuite de la voie prophétique. Ces cérémonies ont pour objectif de faire connaitre Ali Asghar (AS) et de présenter aux intellectuels les choses qui n’ont pas été dites sur la tragédie de Karbala. Cet évènement montre que les parents doivent éduquer leurs enfants pour la lutte contre l’injustice, l’enfant est un pont entre la famille et la société, et la philosophie d’Ashura commence avec Ali Asghar (AS). Ces cérémonies sont un message pour toutes les sociétés, un message d’espoir en la jeune génération qui est capable de nous sortir de l’impasse de l’athéisme.
Nous envisageons la création de chaire d’études sur cet évènement de l’Histoire de la conscience chiite, nous avons vu des réunions s’organiser en Norvège, en Malaisie et au Kenya, et des efforts sont en cours pour organiser ces enseignements au niveau académique.
Ces cérémonies ont pour but de montrer à toutes les mères du monde que l’objectif n’est pas d’accoucher mais d’accoucher de serviteurs de Dieu. Aujourd’hui, dans le monde, nous sommes témoins d’un vide culturel, la connaissance d’Ali Asghar permettra de le combler de connaitre ses pères, Ali (AS) et le Prophète (AS).
Ces cérémonies ont commencé il y a sept ans au Mahdieh de Téhéran, puis au mausolée d’Hazrate Mahsumeh à Qom, et dans d’autres grandes villes d’Iran. Elles ont suivi au niveau international, à Karbala, Najaf, Bagdad, puis se sont étendues dans d’autres pays comme le Danemark, la Hollande, la Suède, la Thaïlande, le Canada, les Etats-Unis, le Pakistan, l’Inde et les pays africains.
Cette année, la quatrième réunion internationale sur Ali Asghar (AS) se déroulera à Machhad, à l’occasion de l’anniversaire de la naissance de l’Imam Reza (AS), les 10 et 11 Zil Gha’deh de l’année 1431 de l’hégire, à la bibliothèque centrale du mausolée de l’Imam Reza (AS), à Machhad.
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