Cette Conférence a notamment pour cadre de référence la Stratégie pour les sciences, la Technologie et l’Innovation dans les pays islamiques, élaborée par l'Organisation islamique pour l'Education, les Sciences et la Culture (ISESCO), adoptée par la 8ème Conférence du Sommet islamique, tenue à Téhéran, en 1997 et dont la version amendée a été adoptée par la 4ème Conférence islamique des Ministres de l'Enseignement supérieur et la recherche scientifique, tenue à Bakou en 2008.
La session constitutive de cette conférence, qui s’était tenue il y a exactement dix ans à Riyad, en Arabie Saoudite, avait jeté les bases solides de l’action islamique commune dans les domaines de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation. Cette action s’appuie sur une vision nouvelle développée dans le cadre de la conférence islamique des ministres chargés de ces secteurs dans les Etats membres, sous la supervision de l’Organisation islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture, en l’occurrence l’instance islamique internationale spécialisée dans ces domaines vitaux, et en coordination avec le Secrétariat général de l’Organisation de la Conférence islamique.
Parmi les documents importants qui seront examinés par cette conférence, à laquelle prennent part les ministres de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifiques dans les 57 Etats membres de l’OCI, citons notamment les « Tendances récentes des technologies émergentes et les engagements actuels des pays islamiques » et le projet de « Stratégie de promotion de la nanotechnologie dans les pays islamiques ». Ces deux projets sont complémentaires en ce sens que la nanotechnologie est parmi les technologies émergentes dans le monde et constitue une innovation scientifique qui ouvre de larges perspectives devant l’humanité pour promouvoir les domaines de la santé, l’agriculture, l’industrie, l’espace etc. C’est également un nouveau domaine qui permettra à l’ISESCO de consolider l’action islamique commune, atteindre les objectifs de développement et consacrer la culture de la qualité dans les domaines des sciences, de la technologie et de l’innovation.
Depuis la première session de la conférence, l’ISESCO a pu tracer une feuille de route pour la mise en place d’une base solide du développement global et durable du monde islamique dans le cadre de la coopération, la coordination et le partenariat entre les Etats membres d’une part, et entre les organisations internationales et régionales d’intérêt commun, d’autre part.
Nul doute que la cinquième session de la Conférence islamique des ministres de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique donnera un nouvel élan à l’action islamique commune en l’enrichissant et en en consolidant les fondements.
Source: ISESCO