Nice aura bientôt son collège coranique

11:08 - November 08, 2010
Code de l'info: 2027587
France(IQNA)- L’établissement devait accueillir les premiers élèves lors de la dernière rentrée.
L’Association des musulmans des Alpes-Maritimes (l’AMAM) a prévu d’ouvrir le tout premier collège coranique du département. Après avoir été utilisée comme salle de prière et de réunion, la villa – acquise par l’association en 1992 pour 1,65 million de francs – doit être modifiée pour « un usage d’intérêt collectif pour de l’enseignement ». Tel est l’objet stipulé sur le permis de construire déposé en début d’année, et toujours en cours d’instruction, à la mairie de La Trinité.
« Le bâtiment abritera quatre classes de cours de collège, de la 6e à la 3e, et des locaux annexes utilisés par les élèves ou par leurs encadrants : salle des professeurs, les labos pour les cours de physique chimie et deux locaux administratifs », indique le document. Du côté des effectifs, le collège Avicenne (1) [NDLR : comme il était présenté jusqu'à peu sur le site Internet de l'AMAM] devrait fonctionner à plein régime avec quatre classes prévues pour accueillir chacune jusqu’à 19 personnes (soit près de 80 élèves) en plus des10 administratifs.
L’association Avicenne – créée à cette occasion et domiciliée à Nice – expliquait alors que cet établissement privé musulman « a vu le jour suite à une importante demande de parents et à de longues réflexions des responsables associatifs ». À la question pourquoi un collège plutôt qu’une école ? « L’adolescence est la période la plus délicate de l’éducation. C’est là que chacun se construit, forge sa personnalité (…). »
Prévu initialement pour une première rentrée en septembre dernier, l’établissement n’a pas ouvert à l’instar des quelques rares lieux d’enseignements musulmans en France (lire par ailleurs). Pour quelle raison ? Il semblerait que l’instruction du permis de construire pose problème. « Manque de places de stationnement pour les voitures et les deux-roues en interne », évoque un document municipal.
« Sur l’extérieur, la situation est encore plus délicate. Le boulevard Blanqui est en forte pente. Difficile d’installer un bâtiment à usage scolaire attirant des dizaines de rotations de véhicules », poursuit le texte d’urbanisme. Absence de parking visiteur ; multiples difficultés pour installer un passage piéton et appliquer un plan Vigipirate ; complications engendrées par un mélange entre activités commerciales et l’afflux de scolaires… Vraies raisons ou fausses excuses, avec tous ces points de sécurité soulevés, le permis n’a pas été accordé à temps pour la rentrée.
Source: nationspresse
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