Soeila Piruzfar, titulaire d'un doctorat en sciences coraniques et en science des hadiths de l'université de formation des enseignants de Téhéran, et professeur à l'université Firdûsî de Machhad, lors d'une réunion sur "La compréhension du Coran pour l'Imam Moussa Sadr", a déclaré que l'idée que certains propagent sur l'exclusivité de la compréhension coranique pour les Imams (AS), que cette idée était fausse et que le Coran était compréhensible pour tous mais de façon relative :
"Parfois nous examinons un verset de l'extérieur, en fonction de sujet extérieurs au Coran. La question de la compréhension des textes religieux est une question très moderne et spécialisée de l'herméneutique occidentale dans l'interprétation des textes de l'évangile et de la bible. Les discours de l'Imam Mousa Sadr montrent qu'il avait étudié les ouvrages des penseurs occidentaux et que leur pensée était entrée parfois dans le domaine coranique et islamique. Dans la préface d'une traduction d'un livre d'Henri Corbin qui avait une forte formation philosophique occidentale, nous voyons certaines concordances entre ses idées et celles des partisans de l'herméneutique.
L'Imam Moussa Sadr a présenté une critique et sa définition de la compréhension en tant que découverte des motivations de l'auteur. Comme le disent à juste titre, les partisans de l'herméneutique, il faut connaitre le contexte temporel et géographique de l'auteur pour comprendre à quoi il fait allusion dans son œuvre.
Mais le Coran n'est pas une œuvre humaine, c'est l'erreur des partisans de l'herméneutique qui considère le Coran sur le même plan qu'une autre œuvre, et il nous est impossible de déceler les motivations divines. Cependant le Coran peut prêter à plusieurs interprétations qui ne sont pas contradictoires.
Ce livre doit aussi être un guide capable de répondre aux questions qui se posent à des époques différentes. Il est nécessaire pour comprendre le texte coranique, de nous référer aux enseignements prophétiques, comme l'ont dit aussi l'Allameh Tabataba'i et récemment l'Ayatollah Djavadi Amoli, dans la méthode d'interprétation du Coran par le Coran. Le niveau de compréhension dépend des outils qui sont à la disposition du commentateur.
Le commentaire a évolué, si nous regardons le commentaire des compagnons nous voyons qu'il ne s'agit que d'une présentation de vocabulaire, sans référence aux contextes de la Révélation. Mais le commentaire à la génération suivante, a des orientations plus logiques et montrent une plus grande réflexion. Le commentaire "Tasnim" de l'Ayatollah Djavadi Amoli qui en est arrivé au début de la sourate Ale Imran, fait déjà 21 volumes. Le commentaire coranique évolue donc et se développe comme l'a souligné l'imam Moussa Sadr dans ses discours", a-t-elle expliqué.
Cette réunion était organisée par l'Institut Imam Sadr, dans les locaux de l'Agence iranienne de presse coranique.
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