Le cheikh Hossein Al Mostafa, ancien étudiant du centre d’enseignement islamique de Qom, professeur de l’université de Qatif et chercheur coranique en Arabie Saoudite, dans un entretien avec l’Agence Internationale de Presse Coranique(IQNA), a déclaré que les avis juridiques de l’Allameh Moqnia dans le commentaire coranique "Al Kashef", étaient des avis très réalistes.
« Pour une présentation des idées de l’Allameh Moqnia, il est nécessaire de présenter tout d’abord la méthode qu’il a choisie. Il est un des rares commentateurs qui a réussi à attirer les jeunes. Le style du commentaire est très simple et accessible, et le contenu fondé sur des réalités. Il a joué un rôle important dans le monde de l’islam et les mouvements religieux, qui n’a pas été présenté comme il le méritait.
Tous ses travaux sont marqués par une recherche de réformes, un esprit révolutionnaire et une rationalité particulière. A la fin de sa vie, il a entrepris la rédaction de deux commentaires "Al Kashef" et "Al Mobin". Les moyens utilisés par l’Allameh dans son commentaire, sont avant tout une grande rationalité dans tous les domaines et le domaine de jurisprudence. Il se sert du Coran lui-même pour interpréter les versets, comme l’a dit l’Imam Sadiq(AS):«العالم بزمانه لاتهجم عليه اللوابس»: celui qui connaît son époque ne fera pas d’erreurs (Bahar-ol-anvar vol 68 p 307).
A cette époque les méthodes des centres d’enseignement islamique étaient très différentes. Avant la Révolution islamique, les commentateurs coraniques se limitaient au texte coranique et aux sciences religieuses, et ne s’impliquaient pas beaucoup dans des discussions sur les réalités sociales de leur époque. L’Allameh Moqnia par contre, se lança dans une recherche claire et ouverte, qui n’était pas destinée aux intellectuels et aux spécialistes mais au grand public.
L’apparition de ce commentaire a vraiment été une innovation dans les milieux de recherches chiites. Certains ont pourtant critiqué ce style qui selon eux révolutionnait les études de jurisprudence et les sciences islamiques, car il ressemblait plus au style journalistique qu’à un texte de science religieuse.
A mon avis, ce commentaire est un commentaire très intéressant pour les jeunes bien qu’il n’ait pas ouvert de nouveaux horizons scientifiques et qu’il ne soit pas complet », a dit le cheikh Hossein Al Mostafa qui est né en 1962 à Qatif en Arabie Saoudite, et est venu à Qom en 1402 de l’hégire, pour suivre des études au centre d’enseignement islamique.
En 1407, il se rend à Najaf, et après avoir terminé ses études, il retourne à Qatif où il enseigne depuis au centre islamique, la jurisprudence et les hadiths.
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