Mohammad Hossein Rajabi, responsable des recherches islamiques et professeur à l'université Imam Hossein (AS), dans un entretien avec l'Agence Internationale de Presse Coranique(IQNA), a insisté sur l'importance du livre "Les 150 faux compagnons" de l'Allameh Askari et a déclaré qu'il avait rendu de grands services à l'Histoire et éclairci de nombreux points obscurs.
"Abouzar, Ammar, Salman et Meghdad sont les quatre piliers du chiisme et les compagnons fidèles de l'Imam Ali (AS). Les revayat sur Abdoullah Ben Saba', un juif converti à l'islam, parlent d'une grande influence de celui-ci sur ces compagnons, et prétendent que les gens à l'époque du troisième calife, étaient très satisfaits et que seul Abdoullah ben Saba' avait incité les gens à la rébellion et au soutien à l'Imam Ali (AS)", a-t-il dit.
Mohamad Hossein Rajabi qui est l'auteur d'un livre sur l'époque de l'Imam Ali (AS) a ajouté que ces revayats précisent que c'est à cause d'Abdoullah ben Saba' que les gens se sont révoltés et qu'Uthman a été tué, et qu'il a poussé les gens à se tourner vers l'Imam Ali (AS) pour qu'il accepte de devenir le quatrième calife, créant ainsi le mouvement chiite.
Tous les savants chiites avaient tenté de prouver que cette histoire n'était qu'un pur mensonge et que le chiisme avait été instauré à l'époque du prophète (AS) quand il avait déclaré «يا علی أنت و شيعتك همالفائزون، هم المفلحون.»
"Malheureusement ce récit s'est étendu des livres sunnites aux livres chiites comme le livre "Ridjal Koshi" qui rapporte une revayat de plusieurs Imams (AS) critiquant Abdoullah ben Saba' qui aurait divinisé l'Imam Ali (AS) qui l'aurait condamné au bucher car il refusait de se repentir.
L'Allameh Askari a réussi, grâce à des recherches scientifiques et historiques, à prouver que ce personnage n'avait jamais existé et que c'était un complot de Seif ben Omar Tamimi qui était un ennemi de l'islam", a-t-il dit.
L'auteur du livre sur la ville de Koufé et son rôle aux premiers siècles de l'islam, a ajouté : " Il est étonnant de voir qu'un historien réputé comme Zarrinkub, ait rejeté certaines déclarations de Seif ben Omar Tamimi sur les exploits de son clan lors des conquêtes à l'époque du second calife mais ait cru ses déclarations sur Abdoullah ben Saba'.
Il avait notamment reconnu certaines déclarations de Seif ben Omar Tamimi qui avait déclaré que Khaled ben Valid, général réputé à l'époque du premier et du second calife, lors de la conquête de l'Iran, avait détruit une ville nommée Anghishia et promis de massacrer les prisonniers iraniens. Pour respecter sa promesse, il aurait massacré 70000 prisonniers iraniens et détourné le cours de la rivière pour faire couler leur sang. L'Allameh Askari a montré que cette ville n'avait jamais existé et que certains livres de géographie comme le "Modjamoul Buldan" s'étaient inspiré de cette revayat sans en contrôler l'exactitude. C'est aussi le cas pour d'autres villes purement imaginaires !
Notre but n'est pas de défendre Khamed ben Valid qui devra répondre de nombreux crimes mais de montrer que certaines déclarations à son sujet, sont mensongères", a-t-il dit.
L'auteur du livre sur les actions militaires au début de l'islam a aussi déclaré que les savants sunnites avaient loué les efforts de l'Allameh Askari et confirmé ses conclusions.
"De nombreux savants de l'université Al Azhar et d'Algérie, ont reconnu que l'Allameh Askari avait réussi à mettre en lumière certains points obscurs de l'Histoire de l'islam et à dénoncer les mensonges qui existaient dans les livres de hadiths. Ses apports à la science des hadiths et à la jurisprudence sont exceptionnels, et remettent en question l'authenticité de nombreux hadiths attribués à ces faux compagnons et qui ne se trouvent pas dans d'autres chaines de transmission, il a remis aussi en question les fatwas qui avaient été élaborées en fonction de ces hadiths", a-t-il déclaré.
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