La rencontre qui regroupera un panel de spécialistes algériens et étrangers dans les affaires de finances et de gestion en accord avec la morale et le droit islamique, abordera la problématique de la gestion de la finance islamique dans ses dimensions académiques et islamiques, entre la théorie et la pratique, entre ses formes de prêts et les emprunts dans leur rapport aux loyers de l’argent engagé avec ou sans intérêt tout en étant conscient des concepts du verset coranique.
Considérant que la finance islamique, en accord avec le droit musulman, est basée sur deux principes, l’interdiction de l’intérêt, nommé usure, et la responsabilité sociale de l’investissement, les participants à la journée d’étude s’attèleront à mieux cerner la finance islamique et ses principes théoriques, en cours depuis le milieu du siècle dernier. Autrement dit, les participants au débat sur la thématique de la finance islamique qui lie étroitement la rentabilité financière d’un investissement avec les résultats du projet engagé, auront à cœur de traiter du modèle économique et financier islamique à travers les transactions civiles et commerciales et les interdits que recouvrent les concepts d’intérêt (riba), de spéculation et de hasard.
La finance islamique qui s’est imposée à la faveur de la crise des surprimes en 2008 et ses impacts financiers sur l’économie mondiale, se constitue en tant que réalité dans les affaires du monde contemporain.
Aussi la manifestation à laquelle prendront part des responsables en charge des volumes de masses financières et de leur emplacement, de leur utilisation ainsi que des modalités juridiques et législatives de placement susceptibles d’aider au développement et au financement des investissements des projets, constituera une opportunité d’ouverture d’un débat conséquent en vue d’apporter les éléments de réponses afin de contribuer à vulgariser les formes de transactions et de crédits qu’offre le système islamique.
Source: elmoudjahid