La démocratie islamique et la justice sociale

14:14 - May 10, 2011
Code de l'info: 2118132
Téhéran(IQNA)- Ali Larijani, président du Parlement islamique, lors de la deuxième réunion nationale le 9 mai 2011, pour l'élaboration d'un modèle islamique et iranien de progrès, a déclaré que la démocratie islamique était née d'une volonté de justice sociale.
"Nous ne devons pas négliger cette question qui joue un rôle essentiel dans l'Histoire de l'humanité. La justice est une des préoccupations des jurisconsultes musulmans, comme le montrent les nombreuses interventions du leader de la Révolution et du Guide suprême sur ce sujet qui est un sujet religieux et une préoccupation de la raison.
Cependant dans certains domaines, nous sentons des réussites et des échecs. Au niveau international, la lutte de la République islamique contre l'oppression est une grande réussite mais à l'intérieur, nous nous sommes parfois dirigés vers un socialisme qui dans sa théorie n'a rien de juste, et parfois vers une concurrence qui a porté préjudices à certains. Nous souffrons d'un vide théorique qu'il faut combler en conciliant progrès et justice.
Comme il ressort des idées de l'imam Khomeiny et des intellectuels islamiques, la justice n'est pas l'objectif final mais un moyen qui n'échappe pas aux influences sociales et historiques. Cette question requiert une recherche continue et un programme précis à court terme, en fonction des enseignements islamiques et des différents droits dont jouit l'être humain. La philosophie islamique insiste sur le droit au développement de toutes les aptitudes, qui est considéré par l'Ayatollah Motahhari, comme le devoir du gouvernement islamique.
Or le développement des aptitudes exige une concurrence et le système socialiste où tout appartient au gouvernement ne peut être considéré comme un système politique juste par rapport à la démocratie qui est issue d'une volonté de justice et de développement des aptitudes politiques et de la concertation. La justice sera obligatoirement accompagnée de décisions dans le domaine moral.
Des décisions doivent être prises dans le pays, pour favoriser une concurrence égale et une égalité des chances. La justice est du ressort du pouvoir législatif qui doit légiférer en toute justice et être suivi par l'application du pouvoir exécutif et le contrôle du respect des lois par le pouvoir judiciaire. Ces trois pouvoirs doivent agir de manière indépendante mais sous le contrôle du Guide suprême qui est là pour assurer l'instauration de la justice et un travail satisfaisant de tous les pouvoirs.
Le Conseil des gardiens est là lui, pour contrôler les bases islamiques des lois qui vont être votées mais l'esprit et l'orientation islamiques des travaux sont assurés par le Guide suprême. Il est nécessaire d'éduquer dans ce sens et d'arriver à une définition commune de la justice. Il existe des contradictions entre les responsables et les gens dans ce domaine qu'il est nécessaire d'effacer pour arriver à une définition et une vision commune sur ce sujet", a-t-il déclaré.
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