Selon l’Agence Internationale de Presse Coranique(IQNA), citant le bureau de haute assemblée de la révolution culturelle : « Grace à la vision de l’imam Khomeiny(s) les femmes ont joué les mêmes rôles que les hommes. »
Actuellement, il existe des groupes qui défendent l’implantation d’une codification de la Charia qui remonte au Xème siècle et qui dans la pratique se traduit par des châtiments corporels, une justification de la violence conjugale contre les femmes, des codes vestimentaires qui limitent la liberté, des codes de la famille très machistes et discriminatoires et une pratique qui limite le droit des femmes au divorce, l’héritage ou encore à exercer certains métiers.
Face à ces positionnements, le féminisme islamique dénonce que cette prétendue ‘Loi Islamique’ n’est pas la ‘Loi de Dieu’, comme l‘affirment ses défenseurs, mais une création humaine codifiée il y a des siècles, dans des sociétés où la femme était considérée comme étant la propriété de l’homme et où le discours religieux appartenait aux hommes. Ce mouvement considère qu’une dégradation de la tradition islamique et une interprétation fausse du Message du Coran se sont produites. Il revendique que l’islam authentique contient des éléments importants de libération et propose de les récupérer en tant que cadre d’émancipation sociale.
Pour juger de l’attitude du Prophète Mohammed, vis-à-vis de la femme musulmane, force nous est de situer le problème dans le cadre bien limité où évoluait le « féminisme » au VIIème siècle (ap. J.C). La position de l’Islam à l’égard de la femme s’avère, d’autant plus méritoire qu’il n’a pas hésité à faire éclater les régimes rigides et iniques qui assimilaient, volontiers, le sexe faible à du vil bétail. Dans l’Empire romain, la femme n’était qu’une « res ». L’Ancien et le Nouveau Testament ne furent pas tendres pour elle. « Il serait vain - affirme Georges Rivoire -, de chercher un encouragement quelconque au culte de la femme, dans les écrits monastiques du Haut et Moyen-âge. La femme y est, en général, flétrie comme un esprit du mal, un être de perdition. Elle est souvent comparée au diable. On se demande même, si elle a une âme. Le Concile de Mâcon met cette question en délibération. »
« C’est aux Arabes- dit Gustave le Bon (dans la Civilisation des Arabes, p. 428-436) que les habitants de l’Europe empruntèrent, avec les lois de la chevalerie, le respect galant des femmes qu’imposaient ces lois, l’Islamisme a relevé la condition de la femme, et nous pouvons ajouter que, c’est ici, la première religion qui l’ait relevée... ; toutes les législations antiques ont montré la même dureté pour les femmes.... ; la situation légale de la femme mariée, telle qu’elle est réglée par le Coran et ses commentateurs, est bien plus avantageuse que celle de la femme européenne ».
Si la capacité de la femme se trouve, quelque peu limitée, dans certaines activités, telle la magistrature, c’est que la femme est, en général, plus dominée par le sentiment que l’homme ; elle est moins disposée à s’adapter aux rigueurs que nécessitent, parfois, les circonstances. Le Coran range, certes, la femme à un degré moindre que celui de l’homme ; mais, cela ne se justifie que par les lourdes charges familiales, qui incombent à l’époux ; il ne s’agit nullement d’infériorité inhérente à la nature même de la femme. La double part reconnue à l’homme, dans l’héritage, s’explique, aussi, par les obligations exceptionnelles auxquelles l’homme est astreint, alors que l’exemption de la femme est totale, quel que soit son degré d’opulence. Le mariage impose au mari l’entretien de son épouse ; cet entretien comporte - d’après le rite malékite - son habillement, son habitation, son alimentation, la fourniture du nécessaire de toilette et d’une domestique, pour l’aider dans le ménage.
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