Lors de la réunion sur "l'étude des dimensions juridiques du génocide perpétré au Bahreïn et la violation des droits de l'homme dans ce pays", organisée le 26 juin 2011, par l'association "Femme et famille" de la Présidence de la République, au salon "Avicenne" du centre culturel "Ansar", une participante bahreïnie qui a caché son identité pour des raisons de sécurité, a déclaré qu'un véritable génocide était en cours au Bahreïn.
Cette militante en politique et dans la défense des Droits de l'homme a fait un rapport sur la situation catastrophique qui règne dans son pays et la situation des femmes et des enfants au Bahreïn.
"Un gouvernement qui met le feu aux mosquées et au Coran, et détruit les centres religieux, n'a aucun intérêt pour la situation des femmes et des enfants. Vingt femmes sont actuellement en prison et torturées, plusieurs d'entre elles ont avorté suite à des mauvais traitements", a-t-elle déclaré.
Après la projection d'un documentaire sur la participation massive des femmes aux manifestations au Bahreïn, Kheirollah Parvin, professeur de Droit international à l'université de Téhéran, a démontré que le gouvernement bahreïni était coupable de violations des droits de l'homme, de crimes contre l'humanité et de génocide.
Il a aussi condamné le silence et l'indifférence des Nations unies et du Conseil de sécurité, et l'absence de toute condamnation des dictateurs bahreinis dont les actes criminels "doivent être portés devant les instances internationales pour un jugement des responsables", a-t-il expliqué.
A la fin de la réunion, Fatemeh Ebrahimi représentante d'une ONG, a déclaré qu'une autre réunion était prévue la semaine prochaine, sur "Les femmes et le réveil islamique", et que toutes les organisations non gouvernementales étaient invitées à y participer.
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