L'Occident cherche à récupérer à son profit la révolution égyptienne

13:53 - August 14, 2011
Code de l'info: 2170058
Téhéran(IQNA)- L'Occident ne laissera pas une nouvelle Révolution islamique se répéter en Egypte, si Kadhafi en Lybie, et Abdoullah Saleh au Yémen, sont encore en place, c'est à cause des problèmes qu'ont les occidentaux à réaliser leurs objectifs dans ces pays.
Seyed Amir Mousavi, spécialiste du Moyen-Orient et ancien attaché culturel au Soudan, dans un entretien avec l'Agence Internationale de Presse Coranique(IQNA), a déclaré que les gouvernements occidentaux cherchaient à récupérer la révolution égyptienne à leur profit et à empêcher qu'un gouvernement islamique comme le gouvernement iranien ne soit formé dans ce pays.
"L'Occident ne laissera pas une nouvelle Révolution islamique se répéter en Egypte, si Kadhafi en Lybie, et Abdoullah Saleh au Yémen, sont encore en place, c'est à cause des problèmes qu'ont les occidentaux à réaliser leurs objectifs dans ces pays.
L'Occident ne laissera pas tomber ces dictatures à moins de pouvoir contrôler les révolutions populaires.
Les Usa n'ont pas réussi à imposer leurs volontés en Egypte et en Tunisie, ils cherchent maintenant à contrôler leur révolution. Trente ans de dictature, la violation des droits du peuple, l'absence de scrutin et pire encore la vente de gaz à bas prix au régime sioniste ont mis les Egyptiens en colère.
Les gens n'avaient pas de gaz chez eux et voilà que Moubarak par le biais d'une compagnie qu'il contrôlait, offre le gaz aux occupants sionistes.
L'Egypte manquait de blé malgré les aides américaines que personne ne sait dans quel domaine elles étaient dépensées. Tout cela a poussé les gens à un soulèvement populaire, sans aucun dirigeant ou parti.
Ce n'est que quelques jours après que les partis ont rejoint la foule, pour demander le départ du "Pharaon". En moins de 18 jours, le gouvernement est tombé et un gouvernement transitoire a été installé par les militaires.
Les gens attendent les élections et nous allons dans les prochains mois, assister à de grandes évolutions dans ce pays. Les militaires et le pouvoir judiciaire ont attendu six mois pour organiser le jugement de Moubarak sous la pression de la rue et Moubarak dans une cage, comme le veut la loi égyptienne, a été sommé de répondre aux accusations.
Les Usa, l'Arabie saoudite, le Koweït et les Emirats ont tout fait pour empêcher ce jugement sans résultat. L'Arabie saoudite avait menacé d'expulser les ouvriers égyptiens ou de rompre ses relations avec l'Egypte. Le gouvernement de transition a été apeuré mais sous la pression des jeunes de la place Tahrir, a été obligé d'organiser ce procès. Si les accusations de meurtre des jeunes manifestants sont prouvées Moubarak risque la peine de mort. Le juge a interdit le retour de Moubarak à Sharm-ol-cheikh et a décidé qu'il était obligé de rester dans l'hôpital de la prison du Caire. Lors du procès, les partisans de Moubarak ont organisé des manifestations devant le tribunal qui ont été considérées comme "une réaction normale" par les forces de l'ordre.
Un des problèmes de ce mouvement est l'absence de leader, j'espère que le peuple égyptien pourra contrôler ce mouvement et ne pas le laisser aux mains de partis imprécis et des profiteurs étrangers.
Le procès de Moubarak a été une sonnette d'alarme pour les autres dictateurs de la région qui en grande majorité, sont confrontés à des problèmes intérieurs et attendent le même sort. La Ligue arabe garde le silence comme les autres pays d'ailleurs, car les conditions politiques et l'avenir ne sont pas clairs, et aucun parti ne sait quand et comment il arrivera à prendre le pouvoir.
Cette révolution cependant, est sortie du contrôle américain et sioniste.
Les Usa et le régime sioniste ne pensaient pas que tout changerait aussi vite et que Moubarak serait aussi vite mis de coté, c'est la raison pour laquelle ils surveillent avec autant d'attention les mouvements au Yémen et en Lybie.
Ce sont eux qui empêchent la chute de Kadhafi et de Saleh, et les révolutionnaires libyens n'ont pas encore réussi à s'emparer de Tripolis.
L'Occident est entré dans un jeu dangereux et protégera Kadhafi tant qu'il ne sera pas sur qu'un gouvernement à tendances islamiques, est impossible dans ce pays. C'est aussi le cas de Saleh car la constitution yéménite précise que si le dirigeant est absent plus de 60 jours, il est automatiquement destitué or Saleh est encore considéré comme le dirigeant du Yémen par ces pays", a-t-il dit.
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