Selon le bureau de l'Agence Internationale de Presse Coranique(IQNA) dans la région de l'ouest et le sud-est de l'Asie, les assaillants ont ouvert le feu contre un bus de passagers aux abords de Quetta, la capitale de la province du Baloutchistan, et ont tué 13 chiites.
Quatre assaillants sur deux motocyclettes ont ouvert le feu sur un bus aux abords de Quetta. Treize personnes ont été tuées.
Selon la police, douze des personnes décédées étaient des musulmans chiites, membres de l'ethnie des Hazaras, qui se rendaient en bus de la ville de Hazarganji à Quetta.
Des télévisions locales ont montré le bus en flammes, couvert de sang et aux abords jonchés de débris de bagages. La zone avait été bouclée par la police et les forces paramilitaires locales.
La police a affirmé qu'elle avait escorté un autre bus transportant des chiites dans la même zone quelques minutes avant cette attaque, mais qu'elle ne savait en revanche pas que des chiites se trouvaient dans le bus attaqué.
Plus de 400 Hazaras en colère ont ensuite manifesté devant l'hôpital Bolan, le principal hôpital de Quetta, où les blessés avaient été admis, selon la police. Ils y ont notamment dénoncé l'inaction du gouvernement, incapable selon eux de mettre fin aux violences et de protéger leur minorité.
Le 20 septembre dernier, au moins 26 chiites qui se rendaient en pèlerinage en Iran en bus avaient été tués par balles par des inconnus au Baloutchistan.
Plusieurs organisations de défense des droits de l'Homme, dont Amnesty International, ont récemment critiqué le manque de réaction de l'Etat pakistanais face aux crimes interconfessionnels des groupes armés anti chiites, qui ont fait des milliers de morts ces dernières années.
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