Seyed Khalil Bastan, professeur de littérature à l'université Tabataba'i, lors de la réunion d'étude du feuilleton koweitien "Al Hassan wa Al Hussein(AS)" organisée au siège de l'Agence Internationale de Presse Coranique(IQNA), a déclaré que la production de film religieux pouvait être à une activité à deux tranchants et induire parfois les spectateurs en erreur.
"La production de tels films exige une collaboration étroite avec les religieux chiites et sunnites, et les spécialistes de l'Histoire de l'islam pour éviter les divergences et renforcer l'union de la communauté.
Les producteurs chiites doivent répondre aux attaques et produire des films qui répondent sans exagération aux mensonges, et présentent les réalités du chiisme. Il est nécessaire que nous produisions un film sur ces deux Imams (AS) car le film koweitien "Hassan et Hussein(AS)" est fondé sur le témoignage d'un personnage qui a été inventé de toutes pièces dans certains hadiths comme l'a démontré l'Allameh Askari dans une œuvre en deux volumes.
Dans le second épisode nous voyons Mo'aviah consulter les gens sur son gouvernement alors que les textes montrent que la consultation doit être faite auprès des intellectuels et des spécialistes. Au 20ème épisode, le seul point positif de ce film est la description de l'Imam Ali(AS) par Zerar ben Zamre Soddani, qui qualifie l'Imam de courageux, puissant, éclairé et juste dans ses jugements. Le feuilleton ignore totalement les évènements de Karbala qui sont très importants dans l'Histoire de l'islam et montrent la volonté de l'Imam Hussein(AS) de réformer la communauté.
Les productions iraniennes sont très appréciées dans les pays arabes, il est donc nécessaire de faire un travail plus ample dans ce domaine et dans les sites qui présentent le chiisme et son Histoire.
Il est aussi nécessaire que les acteurs qui jouent le rôle de l'Imam Hossein ou de l'Imam Hassan (AS) soient des croyants qui respectent les valeurs morales alors que ce n'est pas du tout le cas dans ce feuilleton", a-t-il dit.
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