Encore un acte islamophobe dans l'indifférence totale de la classe politique

12:34 - November 11, 2011
Code de l'info: 2220475
Paris(IQNA)- Le Conseil français du culte musulman (CFCM) a réagi à l'incendie de la mosquée en dénonçant, dans un communiqué, la recrudescence des actes islamophobes en France.
L’acte, signé par un mystérieux groupuscule «Les échappées belles», a été provoqué par un feu de poubelle contre une façade, mais ne s’est pas propagé à l’ensemble du bâtiment. La mosquée avait déjà été visée en octobre. Les enquêteurs ont retrouvé des papiers signés du groupuscule, où on peut lire : «Que la police fasse son travail» et «On veut une justice juste». Après l’incendie début octobre.
Le Conseil français du culte musulman (CFCM) a réagi à l'incendie de la mosquée en dénonçant, dans un communiqué, la recrudescence des actes islamophobes en France.
Au 1er octobre 2011, 115 actes anti-musulmans ont été recensés par le ministère de l'Intérieur, contre 102 pour l'ensemble de l'année 2010. Ces chiffres prennent en compte les plaintes déposées. Selon Abdallah Zekri, président de l'Observatoire des actes islamophobes au CFCM, l'augmentation réelle de ces actes est plutôt de l'ordre de 50 à 55 %.
"Le CFCM exprime son soutien et sa solidarité aux fidèles des mosquées victimes de ces actes insupportables et appelle les musulmans de France à rester vigilants face à la multiplication de ces provocations méprisables, en les affrontant avec dignité et sérénité", souligne le président du CFCM Mohammed Moussaoui dans un communiqué.
La Veille de l’Aïd el Adha, dans la nuit du samedi à dimanche 6 novembre 2011, c’est la mosquée de Saint-Armant Les Eaux (59) qui a été victime de dégradations et d’inscriptions racistes.
Le CFCM appelle les pouvoirs publics à mobiliser les services concernés afin que les "auteurs de ces agressions insupportables soient identifiés au plus vite et que leurs actes soient traités avec la sévérité qui s’impose."
Coté justice, Thérèse Brunisso, la procureur de Montbéliard, avait déclaré lors du premier incendie que pour elle, « cela n'a rien à voir avec un groupuscule d'extrême droite ». Le quotidien régional l'Est "Républicain" citant une source proche de l'enquête, avait évoqué de son côté une « bande désorganisée, visiblement des filles qui partent un peu dans tous les sens».
Source: lepost
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