Selon l’Agence Internationale de Presse Coranique(IQNA) citant Aljazeera, lors de la réunion d'urgence organisée ce samedi au Caire, 18 pays ont voté cette suspension. Seuls le Liban, le Yémen et la Syrie elle-même ont voté contre. L'Irak s'est abstenu.
Dans son communiqué, la Ligue arabe appelle également à des "sanctions économiques et politiques contre le pouvoir syrien", et invite tous les courants de l'opposition syrienne à se réunir au Caire sous trois jours pour élaborer un projet de "transition".
L'ambassadeur Youssef Ahmad, délégué permanent de la Syrie à la Ligue arabe, a qualifié "non juridique" la décision adoptées aujourd'hui par la Ligue portant suspension de l'adhésion de la Syrie, affirmant qu'elle est contraire à sa charte et à son statut intérieur qui disent que la suspension de l'adhésion de tout pays membre a besoin d'une décision du Conseil au niveau du sommet, à l'unanimité de tous les pays membres, non à la majorité.
L'ambassadeur Ahmad a fait savoir que cette décision est une proclamation de la fin du concept de l'action arabe commune et une déclaration que la volonté de la direction de la Ligue est soumise aux agendas américains et occidentaux, estimant que la direction de certains pays arabe de cette action finira par faire effondrer la Ligue et mettre fin au concept de la sécurité nationale arabe commune au profit des agendas visant à mettre fin à l'identité arabe.
"Il était claire que depuis l'incitation par les Etats-Unis des personnes armées en Syrie de ne pas rendre leurs armes et de recourir à la violence et au meurtre et les dires du ministère français des affaires étrangères que le plan d'action arabe est morte, nombre de pays arabes sont allés à l'exécution de ce agenda", a-t-il souligné.
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