Ihsanoglu a estimé que l’effort et l'énergie positive mis à la fois par le Secrétariat général et les États membres dans le processus de création de la Commission sont tout à fait louables. Elle reflète bien le processus actuel de «modération et de modernisation» en cours à l'Organisation. Elle symbolise l'action islamique commune résolue qui constitue la caractéristique déterminante de la nouvelle OCI. « Nous avons mené une action rapide prenant en compte le temps et le cadre », a-t-il ajouté.
En outre, la création de la Commission est une préoccupation majeure de l'opinion internationale, selon le Secrétaire général. Elle reflète aussi un intérêt prioritaire des États membres et un engagement de leur part en faveur des droits de l'homme.
"Son vrai potentiel réside dans une contribution sûre à la crédibilité de l'OCI", a souligné M. Ihsanoglu.
Pendant ce temps, il existe une grande attente à ce que la Commission indépendante d'experts apporte un changement de paradigme. "Son travail doit représenter un confluent des droits et des libertés universels et des valeurs islamiques. Il doit permettre l’émergence d’un système intra-OCI cohérent et solide visant à faciliter la pleine jouissance de tous les droits de l'homme dans les États membres », a déclaré le Secrétaire général.
S'adressant aux membres de la Commission, M. Ihsanoglu a déclaré que pour la première fois de son histoire, l'OCI a créé un organe permanent d'experts en tant que l'un de ses principaux organes. L'innovation réside dans les points de vue exprimés sur la base de la capacité intrinsèque des membres et non en tant que représentants de gouvernements.
En référence à l'islamophobie, le Secrétaire général a déclaré qu'il ya une campagne active visant à dépeindre l'islam comme intrinsèquement incompatible aux normes internationales des droits de l'homme. «Je suis d'une ferme conviction que c’est exactement le contraire », a souligné M. Ihsanoglu, ajoutant que « l'Islam a en effet un potentiel normatif à ajouter aux valeurs et normes modernes tout en aidant à une meilleure application, tant au niveau social que politique ».
A l’adresse des membres de la Commission, il a souligné que les Statuts de la CPIDH lui accordent un large mandat. La qualité d’organe consultatif offre à la Commission la latitude nécessaire pour l'interprétation positive des mandats. «L'avantage de votre expertise est en effet essentiel et ne doit pas être occulté. Il doit être utilisé pour examiner et actualiser les instruments de l'OCI, y compris la Déclaration du Caire et la Convention sur les droits de l'enfant en Islam », a-t-il affirmé.
En conclusion, le Secrétaire général a réaffirmé ses principes directeurs par rapport aux tâches dévolues à la Commission et qui se résument à la nécessité d’effacer les perceptions erronées concernant l'interface entre l'Islam et droits de l'homme sur la base de cinq éléments, à savoir : la complémentarité, l'introspection, la hiérarchisation, l'approche incrémentale et progressive, et l'importance de la crédibilité.
Source: OCI