Selon l'Agence Internationale de Presse Coranique(IQNA) citant ISESCO, dans un message au Monde islamique à cette occasion, l'ISESCO a également souligné la nécessité de garantir toutes les conditions matérielles et morales pour affranchir la femme dans le monde islamique du joug de l'analphabétisme, de l’ignorance et du sous-développement. De fait, a-t-elle affirmé, ces entraves sont tout à fait incompatible avec les enseignements du Coran et de la Sunna authentique ainsi qu’avec les principes de la Charia, qui ne font point de distinction entre les sexes en matière de droits et d’obligations, dans le cadre des finalités suprêmes de la religion islamique.
Dans son message, l'ISESCO a, par ailleurs, affirmé que la participation de la femme à la vie publique pour réaliser le progrès et le développement de la société constitue un devoir légal, une nécessité vitale et une responsabilité commune aux hommes et aux femmes. L’analphabétisme, aussi bien traditionnel que numérique, est le phénomène qui porte le plus grand tort à la femme dans tous les pays du Monde islamique, affirme encore l'ISESCO dans son message, soulignant à cet égard la nécessité de conjuguer les efforts et de moderniser les méthodes de travail dans le cadre de stratégies pertinentes visant à lutter contre ce fléau qui touche les femmes de tout âge.
De plus, l'ISESCO a souligné la nécessité d’accorder un intérêt particulier au développement du système d’éducation et d’enseignement, en veillant à faire en sorte qu’il puisse bénéficier le plus largement possible à la femme, ainsi qu’à la promotion du rôle de la femme dans le développement des sciences et de l’innovation. Elle a indiqué à cet égard que l’autonomisation de la femme en sciences et technologie fait partie du grand projet civilisationnel du monde islamique.
De surcroît, l'ISESCO a annoncé qu’elle compte poursuivre le développement de ses programmes et activités dédiés à la femme dans les Etats du monde islamique et veiller à en faire profiter toutes les catégories de femmes dans les sociétés islamiques, le but étant de promouvoir la femme dans tous les domaines et fournir le maximum d’opportunités pour améliorer sa condition dans le cadre des valeurs islamiques.
Dans ce contexte, l'ISESCO a indiqué que parmi ses activités programmées sur les questions socioculturelles de la femme, figurent deux programmes pertinents. Le premier, intitulé « les droits culturels de la femme et l’égalité de sexes », prévoit la tenue de sessions et de séminaires régionaux sur les moyens de promouvoir les questions de la femme, de renforcer les échanges culturels et de promouvoir la diversité culturelle. Quant au second programme, intitulé « l’environnement, la santé, la population et les exigences du développement durable », il prévoit de mener des études sur le rôle de la femme dans la préservation de la biodiversité, les modes de vie sains pour les femmes rurales et les microprojets et leur rôle dans la lutte contre la pauvreté.
Dans son message, l'ISESCO a invité les Etats membres, les organisations, les institutions et les associations de la société civile à saisir l’opportunité qu’offre la Journée internationale de la femme pour engager une réflexion sur la situation de la femme et trouver des solutions efficaces aux problèmes et défis qui entravent sa participation totale à la vie publique et l’empêchent de poursuivre sa marche vers le développement et le progrès garantis par la Charia et les lois internationales.
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