Seyed Abbas Ahmadi, professeur de géopolitique à l'université de Téhéran et organisateur de la conférence sur la géopolitique chiite, dans un entretien avec l'Agence iranienne de presse coranique, a déclaré qu'avant la Révolution islamique, le chiisme n'était qu'une simple école islamique dont les partisans considéraient le pouvoir comme un idéal inaccessible.
"En premier lieu, nous devons expliquer comment une idéologie peut prendre une couleur géopolitique. Les spécialistes estiment que la géopolitique a trois vecteurs, la géographie, la politique et le pouvoir, qui interfèrent l'un sur l'autre. Toute idéologie qui entre dans ce système, prend une couleur géopolitique comme c'est le cas avec le chiisme.
Nous devons donc examiner si le chiisme qui concerne 140 à 150 millions de personnes, a des limites géographiques spéciales, des possibilités particulières capables de le renforcer ou de l'affaiblir, des convergences politiques, ou si ses partisans sont éparpillées dans le monde ou isolés géographiquement.
Les réponses à ces questions auront des résultats différents. Nous savons que la majorité des chiites vivent près du Golfe persique dont les régions sont habitées à 70% environ par des chiites, et qui possèdent les 3/4 des ressources pétrolières mondiales.
Si nous élargissons un peu ces limites, nous verrons que les chiites habitent les régions les plus sensibles et qui ont été les plus influentes ces 50 dernières années.
Il est vrai que les chiites sont minoritaires et opprimés mais ils vivent dans des régions sensibles où ils peuvent exercer une influence. L'avenir de ces populations peut être bien meilleur étant donné la prise de conscience politique qui est le résultat des enseignements chiites et du regard des religieux et des chiites sur la politique et le pouvoir.
Le chiisme comme de nombreuses autres idéologies, a une vision politique qui lui est propre et qui est la plus complète notamment avec le principe de la wilayat du Faghi qui a été instauré en Iran après la Révolution", a-t-il expliqué.
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