Les présidents iranien et irakien ont souligné dimanche la nécessité d'utiliser tous les moyens disponibles pour promouvoir les liens mutuels et résoudre les problèmes de la région en faveur de ces mêmes pays et établir la paix et la justice.
Le président Mahmoud Ahmadinejad a déclaré lors de sa rencontre avec le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki dimanche que les liens forts entre Téhéran et Bagdad n’offriront aucune excuse aux ennemis et notamment les États-Unis et le régime sioniste.
Le premier ministre irakien Nouri al-Maliki est arrivé ce matin à Téhéran pour une visite de deux jours consacrée aux questions régionales et aux relations bilatérales.
M. Maliki est accompagné par les ministres du Commerce, de l'Industrie et de la Planification.
Il doit s'entretenir notamment après sa rencontre avec le président Mahmoud Ahmadinejad, le président du Parlement, Ali Larijani, et le secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale, Saïd Jalili, en charge des négociations nucléaires avec les pays du groupe 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et Allemagne).
L'Iran et les pays du groupe 5+1 doivent se retrouver le 23 mai à Bagdad pour poursuivre leurs discussions entamées à Istanbul le 14 avril.
M. Maliki doit discuter à Téhéran des questions régionales et bilatérales, notamment l'achat par Bagdad d'électricité à l'Iran, du pétrole et des frontières.
Les échanges commerciaux entre l'Iran et l'Irak ont atteint 10 milliards de dollars durant la dernière année iranienne (mars 2011 - mars 2012), en hausse de 50% par rapport à l'année précédente.
Le président iranien a poursuivi en soulignant que les nations iranienne et irakienne progresseront l’une avec l’autre et tout en maintenant leur vigilance afin de défendre leur indépendance.
Soulignant que les puissances de l’arrogance et les ennemis des nations iranienne et irakienne sont inquiets et mécontents de la force et de l'indépendance des deux pays, Mahmoud Ahmadinejad a déclaré que les puissances hégémoniques, qui ont porté dans le passé des coups sévères aux deux nations continuent à comploter pour affaiblir les deux pays afin de dominer toute la région.
Aujourd'hui, a t-il ajouté, tous les facteurs historiques, culturels et politiques dans les relations entre l’Iran et l’Irak exigent des deux parties qu’elles progressent.
Nouri Al-Maliki a pour sa part déclaré que l'Iran et l'Irak peuvent accomplir des pas de géant permettant à leurs nations de s’acheminer vers le progrès.
La dernière visite de M. Maliki en Iran remontait à octobre 2010.
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