Selon l'Agence Internationale de Presse Coranique(IQNA) citant le journal jordanien AlRay, le grand mufti d'Arabie Saoudite, cheikh Abdel Aziz al-Cheikh, a jugé, lors de son prêche du vendredi 4 mai, que « les péchés » des musulmans sont la cause de l'instabilité et du schisme qui règne au Proche-Orient et en Afrique du Nord.
Il a accusé avec véhémence tous ceux qui sont à l’origine des révoltes du Printemps arabe de porter le masque de « la démocratie » et de « l’égalité » pour mener des actes conduisant à l’injustice et au chaos dans la région.
Le grand mufti, qui se présente comme le gardien du conservatisme religieux, met ainsi en garde les Saoudiens et d'autres populations contre tout soulèvement, qui les inquiète au plus haut point depuis que Hosni Moubarak, son allié égyptien de longue date, a été renversé, en février 2011. Il a ainsi déclaré à de nombreuses reprises que les manifestations sont contraires à la loi islamique (charia).
La famille royale n'a pas hésité à envoyer son armée au Bahreïn pour empêcher le vent de la révolte de souffler dans le nord et l'est de l'Arabie Saoudite, où vit une importante population chiite. Cependant, la contestation gronde dans cette zone et des manifestations pacifiques ont été signalées en 2011, particulièrement en fin d'année, et en 2012. Ces dernières ont été réprimées sans que la communauté internationale ne dise encore mot.
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