Les Egyptiens considèrent le persan comme élément de l’unité islamique

12:10 - May 08, 2012
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Téhéran(IQNA)- A présent le persan est enseigné comme la seconde langue dans les universités égyptiennes et cette interaction est lancée depuis des années. Les Egyptiens pensent que le persan est un facteur de l’unité islamique et plusieurs livres sur la langue et la littérature persanes sont écrits en arabe.
Selon l’organisation iranienne de la culture et des communications islamiques, les cérémonies de la glorification d’Abdulwahab Ezam, professeur égyptien de la langue et de la littérature persanes ont eu lieu le dimanche 6 mai, au Centre des Gens de Plume, avec la participation des professeurs étrangers de la langue et de la littérature persanes notamment des professeurs arabes.
Mohammad Reza Darbandi, directeur du centre pour le développement de la langue et de la littérature persanes a estimé lors de ces cérémonies que un même alphabet, des termes communs, l’ancienneté et la richesse de la langue et de la culture persanes et la relation étroite entre la culture iranienne et islamique étaient les facteurs de l’intérêt de ce professeur égyptien et du fondateur de la langue et de la littérature persanes en Egypte.
Il a indiqué : « Dans l’histoire de tout pays, il existe des situations dirigées par des personnes particulières. Ces situations sauvent dans la plupart des cas, la culture du pays en question. Certes dans les pays occidentaux, après la révolution française, au moment où de nouveaux changements culturels et sociaux étaient en cours à l’intérieur et qu’il y a eu la menace étrangère, les traditions ont peu à peu disparu. »
« En Inde, en Egypte, a-t-il dit, et dans certains d’autres pays, des gens cultivés ont essayé de sauver leurs pays aux moments dangereux et le feu Ezam faisait partie de ces personnalités. Il a essayé de sauver l’arabe. »
« Le feu Ezam avait compris qu’outre les langues arabes, les langues orientales pouvaient aider à renforcer l’arabe. Ces efforts en vue de consolider l’arabe étaient basés sur quatre choses : l’alphabet commun, les termes communs, l’ancienneté et la richesse de la langue et de la culture persanes et la relation entre les cultures iranienne et islamique », a souligné Darbandi.
Un professeur égyptien de la langue et de la littérature persanes, Mohammad Noureddin Abdulmonem a indiqué pour sa part : « L’Iran et l’Egypte ont joué depuis un passé lointain un rôle vital dans le progrès de la civilisation internationale. Le professeur Ezam a déployé des efforts efficaces en vue de favoriser le développement de l’enseignement du persan en Egypte. A présent le persan est enseigné comme langue seconde dans les universités égyptiennes et ces relations sont établies depuis des années. »
« Les Egyptiens, a-t-il souligné, considèrent le persan comme langue de l’unité islamique. De nombreux livres ont été élaborés en arabe sur la langue et la littérature persanes. De même de nombreux livres ont été traduits du persan en arabe. »
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