Selon l’Agence Internationale de Presse Coranique(IQNA) citant Al Alam, les dirigeants des six monarchies du CCG (Emirats, Arabie Saoudite, Bahreïn, Oman, le Qatar et Koweït) «vont évoquer à Ryad une forme d’union entre l’Arabie Saoudite et Bahreïn», a déclaré à l’AFP le responsable qui, parlant sous couvert d’anonymat, s’est refusé à fournir des précisions sur le projet.
L’idée d’une union entre les membres du CCG, lancée en décembre par le roi Abdallah d’Arabie Saoudite au sommet annuel du groupe, a été défendue récemment par son ministre des Affaires étrangères, le prince Saoud Al-Fayçal.
«Les menaces de toutes sortes nécessitent une action sérieuse des pays du CCG pour passer de la phase de coopération à celle d’une unité acceptable pour tous», a affirmé fin avril le ministre.
«La question d’une union dans le Golfe persique est en gestation», a indiqué à l’AFP l’analyste émirati Abdel Khaleq Abdallah, ajoutant attendre du sommet consultatif du CCG lundi «une annonce au sujet de cette union, au moins à un niveau bilatéral».
Mais, a-t-il indiqué, «les six pays membres ne sont pas tous enthousiastes pour une union», alors qu’ils peinent à concrétiser leur intégration économique, envisagée depuis la création en 1981 du CCG, en pleine guerre irako-iranienne.
L’opposition chiite bahreïnie a déjà prévenu qu’un projet d’union ou de fédération avec l’Arabie Saoudite devrait être soumise à un référendum à Bahreïn où les chiites sont majoritaires.
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