L'hojatolislam Seyed Hussein Mir Moezzi, membre du haut conseil du modèle islamique iranien du progrès et membre du corps scientifique du centre de recherche sur la culture et la pensée islamique qui s’exprimait lundi 25 juin, à la 4e réunion de la série de réunions sur l’économie islamique ayant pour titre « Système économique du point de vue du Saint Coran », tenue à la salle des conférences de l’organisation des activités coraniques des étudiants iraniens a abordé la question de l’idéologie en relation avec l’économie dans l’optique du Saint Coran.
Faisant allusion au point de vue de l’économie capitaliste, Mir Moezzi a indiqué : « Dans l’économie occidentale, l’homme est à la recherche du maximum de profits matériels personnels. Les hommes sont librement en quête d’accroître leurs gains personnels et dans ce but il peut y avoir des concurrences. »
Faisant allusion à la différence existant entre la concurrence économique dans son sens occidental et la concurrence dans son sens islamique, le membre du haut conseil du modèle islamique iranien du progrès a expliqué : « La concurrence dans son sens occidental signifie la lutte pour assurer sa survie sur le marché et obtenir le maximum de profits et chasser les autres concurrents. La logique de la jungle selon laquelle il faut éliminer les autres pour assurer sa survie. »
L’auteur du livre « Système économique de l’Islam » a ajouté : « Dans l’économie et sur le marché il faut entrer en compétition, faire la guerre pour ôter de son rival la possibilité de se développer. Dans une telle logique, les plus forts sortent naturellement vainqueurs et les autres seront battus. »
« Dans un système où le peuple n’a aucun motif de protéger les intérêts publiques, ou le gouvernement, le parlement et le judiciaire et tous les autres organes manquent d’intérêt en ce qui concerne le social, la loi doit assurer la protection de la société », a précisé Mir Moezzi.
Faisant allusion à l’importance de la foi dans l’au-delà en Islam en ce qui concerne les intérêts sociaux, le membre du corps scientifique du centre de recherche sur la culture et la pensée islamique a souligné : « Le Seigneur Très Haut a établi une relation entre le respect des intérêts sociaux ici-bas et la vie dans l’au-delà. La foi dans l’autre monde et dans ce que l’homme y recevra la conséquence de ses actes, garantit les intérêts sociaux et assure l’accès aux récompenses de la Vie Dernière. Les aumônes, les legs pieux et les promis faits sur leurs récompenses dans l’au-delà montrent la relation qui les lie. »
Le membre du corps scientifique du centre de recherche sur la culture et la pensée islamique a indiqué que par nature l’homme était en quête des profits personnels, ajoutant : « Le Seigneur a créé l’homme de manière qu’il cherche de façon innée à assurer ses gains personnels. Cependant il n’est pas bon de toujours avoir en vue les intérêts matériels. »
« En respectant les intérêts sociaux, l’homme bénéficiera de l’intérêt éternel. La récompense de la vie dernière sert de motif pour avoir intérêt pour la justice sociale et protéger les intérêts publics », a-t-il souligné.
L'hojatolislam Mir Moezzi a estimé qu’affaiblir la croyance dans l’autre monde entrainerait la direction vers le capitalisme, ajoutant : « Plus notre foi en l’au-delà est faible, plus nous nous dirigeons vers le capitalisme et plus notre peuple, notre gouvernement et notre parlement et tous les organes croient en l’au-delà, plus les intérêts sociaux seront respectés : le système islamique se forme sur cette base et peut se libérer de l’impasse du capitalisme. »
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