Selon l’Agence Internationale de Presse Coranique citant Al Alam, les citoyens d’al Awamiya ont rejeté les allégations du porte-parole du ministère saoudien de l'Intérieur, Mansour al-Turki, selon lesquelles, "quatre hommes masqués sont entrés avec leurs motos dans le poste de police d'al-Awamiya où l'un d'eux a jeté un cocktail Molotov pendant que les autres ouvraient le feu contre le bâtiment".
L'attaque, survenue dans la ville chiite d'al-Awamiya, s'est produite vendredi soir, moins d'une semaine après la mort de deux manifestants chiites dans des affrontements avec la police dans le district de Qatif (est), suite à l'arrestation d'un dignitaire religieux chiite, cheikh Namar Baqer al-Namar, connu pour ses critiques virulentes des autorités saoudiennes.
De leur côté, 37 religieux chiites ont publié un communiqué dans lequel ils attribuent les tensions dans l'Est à "la politique de discrimination confessionnelle que le gouvernement et les autorités religieuses officielles ont mis en œuvre depuis des décennies".
Dans le même temps, ils ont exhorté les jeunes à "se tenir loin de la violence" et à ne "pas répondre à ceux qui essayent de vous provoquer et de vous conduire à la violence pour étiqueter votre mouvement comme terroriste".
L'est de l'Arabie, une région riche en pétrole où se concentre l'essentiel des deux millions de chiites saoudiens, est secoué par des troubles sporadiques depuis mars 2011. Ces troubles ont pris une tournure violente à partir de l'automne 2011, neuf personnes ayant été tuées depuis.
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