Non intervention du gouvernement dans l’économie: résultat de la foi dans les principes de l’économie occidentale

9:48 - July 16, 2012
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Téhéran(IQNA)- La non intervention du gouvernement dans l’économie est le résultat de la foi dans les principes de l’économie occidentale ; basés sur l’autonomie et la non-soumission de l’homme, ces principes ont conduit à l’élimination du rôle de la religion ; l’esprit du système capitaliste implique la liberté absolue de l’homme et la non intervention du gouvernement sur la scène économique.
Lors de la 5e séance organisée lundi 9 juillet, sur l’économie islamique, à la salle des conférence de l’organisation des activités coraniques des étudiants iraniens, l’hojatolislam Seyed Hossein Mir Moezzi, membre du haut conseil du modèle islamique iranien du progrès et membre du corps scientifique du centre des recherches pour la culture et la pensée islamique a évoqué l’homme et l’économie dans l’optique du Saint Coran.
Faisant allusion à ce que la nomination des sciences humaines a pour origine la relation de ces sciences avec l’homme et l’étude des questions qui lui correspondent, il a indiqué : « La connaissance de l’homme est l’un des plus importants principes des sciences humaines et la connaissance de l’homme est importante en économie, puisque l’on a affaire aux comportements économiques de l’homme et de la société humaine. »
L’hojatolislam Mir Moezzi a fait allusion à l’individualisme dans le libéralisme, indiquant : « Le libéralisme et l’économie capitaliste sont basés sur l’individualisme. Cette idéologie considère les hommes comme des unités semblables à des atomes, unités qui sont cependant indépendantes les unes des autres et personne ne peut les contrôler ou s’approprier. »
Membre du haut conseil du modèle islamique iranien du progrès a souligné que l’économie capitaliste considérait l’homme indépendant de Dieu et de la religion, ajoutant : « Aucune puissance ne peut et n’a le droit d’imposer son autorité à l’homme libéral, ni Dieu, ni la religion, ni le gouvernement. Aucune instance ne peut s’ingérer dans ses affaires. Seul c’est le propriétaire qui peut maîtriser soi, ses biens et ses actions. »
Expliquant que l’homme autonome ne se soumet pas au gouvernement, précisant : « L’homme qui considère ses intérêts comme la plus importante dimension de la vie, ne pensera plus aux intérêts de la société. Seules les lois imposées par le gouvernement peuvent le contraindre à respecter les intérêts de la société. Des concepts comme sécurité et justice sociale sont insignifiants pour une personne qui ne pense qu’à ses propres intérêts. Alors c’est le gouvernement qui doit les contraindre, par des lois, à respecter les intérêts sociaux. »
Le membre du corps scientifique du centre des recherches pour la culture et la pensée islamique a précisé : « La non intervention du gouvernement dans l’économie est le résultat de la foi dans les principes de l’économie occidentale ; basés sur l’autonomie et la non-soumission de l’homme, ces principes ont conduit à l’élimination du rôle de la religion ; l’esprit du système capitaliste implique la liberté absolue de l’homme et la non intervention du gouvernement sur la scène économique. »
Expliquant que la connaissance de l’objectif de la création aide à connaître l’homme, il a ajouté : « Du point de vue du Saint Coran, la connaissance de l’homme est possible par la connaissance de l’objectif de sa création. Dieu dit dans le Coran que l’objectif de la création de l’homme c’est d’arriver au sommet de la perfection à savoir la servitude devant le Seigneur. »
L’auteur du « Système économique de l’islam » a évoqué le verset 56 de la sourate « Qui éparpillent » qui dit : « Je n’ai créé les djinns et les hommes que pour qu’ils m’adorent » ajoutant : « Le Seigneur n’a besoin des prières ; les vraies prières conduisent l’homme vers l’apogée de la perfection. »
Faisant allusion à ce que la marche vers la servitude nécessite des instruments, Mir Moezzi a souligné : « Le système économique doit permettre à l’homme de se diriger vers le sommet de la servitude et de la perfection. Pour former l’individu et la société islamiques, l’économie constitue un moyen pour permettre à l’homme musulman de se diriger vers la servitude. »
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