Selon l’Agence Internationale de Presse Coranique citant On islam, il semble que l’islamophobie s’internationalise. C’est ce que l’on constate en apprenant le financement du parti extrémiste néerlandais par des groupes islamophobes des États-Unis.
Ces partis tel que le Forum du Moyen Orient, think tank pro-israélien contribuent à financer ce qui est sans doute le parti européen le plus islamophobe et raciste du vieux continent. Du cash afin de permettre la défense juridique du chef du parti, mais aussi de couvrir les frais de campagne à sa réélection aux législatives ce mercredi 12 septembre.
Le leader du PVV, qui a fait de l’islam et de l’immigration son combat, a le vent en poupe auprès des leaders islamophobes outre-Atlantique depuis son ascension fulgurante sur la scène politique néerlandaise. Preuve en est notamment de son voyage à New York le 11 septembre 2010 pour commémorer le 9e anniversaire des attentats du World Trade Center et de l'accueil qui lui fut fait.
Depuis plusieurs années, il est régulièrement invité – tous frais payés – par des organisations proches des idées du PVV pour assurer des discours aux Etats-Unis et ces dernières n’hésitent pas à lui apporter leur aide financière si besoin.
Plus tôt, en 2009, des bailleurs de fonds américains ont également aidé Wilders, alors interdit de territoire britannique où il avait l’intention de diffuser son brûlot anti-islam « Fitna », à obtenir des fonds pour lui permettre de lever cette sanction. Un pari tout aussi gagné.
Le directeur du Forum du Moyen Orient et d’autres organisations anti-islam ont démenti auprès de Reuters avoir financé les activités politiques de leur protégé néerlandais dans son pays. Le leader du PVV reste tout aussi discret sur la nature du financement de ses activités et de son parti, mais d’anciens responsables estiment à 4 millions d’euros la somme dont les comptes ne sont pas rendus.
A l’inverse des autres partis politiques des Pays-Bas qui reçoivent des subventions du Gouvernement, le parti d’extrême-droite, est auto-financé. Cette particularité permet au parti de Geert Wilders une liberté, puisqu’il n’a pas à fournir de transparence quant à ses ressources financières. Ses responsables ont bien affirmé recevoir des contributions provenant de l’extérieur du pays. Mais, ils évitent des noms dans le but de protéger leurs généreux donateurs. Ainsi, avec une protection juridique basée sur des fonds financiers conséquents, le parti peut agir en toute impunité, provoquer, et discriminer, sans rendre de compte à personne. Pourtant, ses idées sont d’une profonde haine à l’égard des immigrés et des musulmans.
Par exemple, le Parti de la Liberté (PVV) exige un arrêt complet de l’immigration non occidentale. Il demande également l’interdiction du port du hijab, l’arrêt définitif de la construction des mosquées, l’interdiction pure et simple du Coran et de l’abattage rituel.
Ce mercredi 12 septembre, auront lieu aux Pays-Bas les élections législatives pour désigner les 150 députés qui siègeront dans la chambre basse du parlement.
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