Selon l’Agence Internationale de Presse Coranique citant Al Alam, bientôt un an après la chute du régime de Mouammar Kaddafi, en octobre 2011, Moustapha Abou Chagour devra diriger la Libye au cours d’une nouvelle période de transition.
Considéré comme proche des islamistes, il occupait le poste de vice-Premier ministre dans le gouvernement sortant. Exilé et formé aux États-Unis dans les années 80, où il a été diplômé en ingénierie électrique, cet opposant à Kaddafi avait rejoint le Front de salut national libyen (FSNL), une formation politique qui regroupait les opposants à la Jamahiriya à l'étranger.
L’élection, qui prenait donc place dans un contexte particulier, s’est jouée dans un mouchoir de poche. M. Abou Chagour, avec 96 votes en sa faveur, ne comptant que deux voix d’avance sur Mahmoud Jibril, leader de l’alliance des libéraux et favori pour le scrutin.
L’ancien Premier ministre du CNT avait même devancé M. Abou Chagour au premier tour, empochant 68 voix contre 55 pour son rival. Le candidat des islamistes, Awadh al-Baraassi, jusqu’alors ministre de l’Électricité, s’est placé en troisième homme avec 41 voix.
Les 200 membres du Congrès général national (CGN), issu des législatives du 7 juillet dernier, devaient départager huit candidats. Chacun de ces derniers a bénéficié d'une séance de 90 minutes, dont la moitié consacrée à des questions-réponses avec les députés, diffusée en direct par la télévision libyenne, pour exposer ses idées.
Les programmes des candidats et les interventions des députés portaient principalement sur le thème de la sécurité et de l'intégration des ex-rebelles ayant combattu le régime Kaddafi. L’instauration d'une armée et d'une police professionnelle, ainsi que la surveillance des frontières revenaient avec insistance dans tous les programmes des candidats.
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