L'égalité est-elle un frein à la justice?

10:20 - October 10, 2012
Code de l'info: 2429137
Téhéran(IQNA)- L'islam se situe dans trois domaines, scientifiques, sociaux et idéologiques, avec des règles morales et des lois juridiques, dont le troisième domaine est appelé domaine de la jurisprudence qui définit les règles individuelles, familiales et sociales.
L'Ayatollah Mohamad Reza Nekunam, professeur au centre d'enseignement islamique et auteur d'un livre sur le Coran et la jurisprudence, dans un entretien avec l'Agence Internationale de Presse Coranique, a déclaré que l'islam était pour la justice sociale mais qu'il existait des différences sans parler pour cela de classes sociales, issues de la domination de certaines couches de la société.
"L'islam se situe dans trois domaines, scientifiques, sociaux et idéologiques, avec des règles morales et des lois juridiques, dont le troisième domaine est appelé domaine de la jurisprudence qui définit les règles individuelles, familiales et sociales. L'islam propose donc au musulman un système de règles qui touchent ces trois domaines, celui des croyances, de la morale et de la pratique religieuse. Il existe des règles que les musulmans sont obligés de suivre même si en pratique, il partagent de recours à la raison et la réflexion humaine des autres systèmes idéologiques.
Le principe «الكمال كل الكمال، التفقه فی الدين و تقدير المعيشه» montre que la jurisprudence exige de la part du croyant une réflexion et une gestion saines au niveau individuel et social. Un croyant doit donc être au courant des questions religieuses et pouvoir vivre de façon saine, dans le respect de règles précises mais aussi dans la diversité et le respect des libertés individuelles et sociales. Une vie saine et islamique aboutira nécessairement au salut dans l'au-delà.
La jurisprudence repose donc sur la religion mais aussi sur la logique et la rationalité, et permet par le respect de ses lois, d'accéder au bonheur. La liberté individuelle et la connaissance sont les premiers principes de la jurisprudence islamique, à cause du libre arbitre qui caractérise l'être humain et qui domine aussi dans les relations sociales, excepté dans les cas de folie ou les enfants qui ne possèdent pas la liberté et la faculté de raisonnement nécessaire.
Cependant la liberté en islam ne signifie pas laisser-aller, nous devons faire une distinction entre ces deux attitudes. Dans certains pays, la liberté signifie laisser-aller et le laisser-aller est parfois confondu avec la liberté. L'islam a choisi la liberté pour l'être humain, dans le respect volontaire et choisi des règles et des devoirs. La liberté est comparable à une porte qui se trouve dans un cadre et se définit dans des cadres précis. L'Occident qui avait subi de nombreuses pressions psychologiques, a présenté certaines généralités qui ont été présentées comme les Droits de l'homme et n'ont aucune connotations religieuses.
Il ne s'agit que de lois issues d'un raisonnement et qui ne sont ni scientifiques, ni religieuses, ni élaborées en fonction des coutumes, ni anti religieuses. L'islam avant la déclaration des droits de l'homme, avait reconnu la liberté mais a certaines divergences avec les Droits de l'homme. L'islam ne doit pas s'accorder sur les Droits de l'homme car ces deux sources ont des différences au niveau des bases idéologiques. Les Droits de l'homme qui sont le résultat d'une réflexion sociale et rationnelle, et ont été accepté par le vote d'une assemblée, ne sont pas le résultat d'une révélation divine ni d'une philosophie précise. Les religions doivent discuter entre elles sur les sujets qui les séparent des Droits de l'homme et personne ne peut dire que son avis doit être accepté sans aucune discussion ni interdire aux croyants d'agir en fonction des règles d'une religion qu'ils ont choisie de façon libre.
Il faut discuter pour définir quel système ou religion propose des règles plus rationnelles et les appliquer dans le monde. Les Droits de l'homme ont été élaborés pour mettre fin à l'oppression et ne doivent pas eux-mêmes être un outil pour opprimer les êtres humains. Il y a plus d'un milliard de musulmans dans le monde, il est donc inadmissible que les Droits de l'homme dans leur conception occidentale, soient imposés aux musulmans ou que l'islam néglige ses propres règles car il y a des cas précis en islam, où le rejet de telle ou telle règle fondamentale est considéré comme une forme d'athéisme", a déclaré l'Ayatollah Mohamad Reza Nekunam.
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