L'Hodjat-ol-islam Seyed Hussein Mir Moezzi, membre du comité d'élaboration des modèles islamiques et iraniens de consommation et de progrès, lors de la huitième réunion sur "les modèles économiques selon le Coran", a déclaré que l'objectif du système économique islamique était un mouvement volontaire et conscient de l'être humain vers la perfection, la justice et la sécurité économique.
En islam, la justice, la liberté et la sécurité sont des étapes intermédiaires et l'objectif final est un mouvement volontaire et conscient de l'être humain vers la perfection, la connaissance et le monothéisme qui ne peut être atteint que par la réalisation de la justice.
Le sens des termes Adl et Qist dans le Coran, est la justice sociale. L'Imam Ali (AS) a donné une définition très intéressante et très profonde de cette justice en disant : "La justice assure la vie de la société, la survie du pouvoir, l'influence des dirigeants, la protection du gouvernement, la stabilité et la force des gouvernements, et est la base la plus solide et la plus sensible de la société".
Dans une autre partie de son discours, l'Imam Ali (AS) déclare : "La justice renforce la dignité humaine, assure la victoire sur l'ennemi, augmente les bienfaits et les grâces divines, et permet la réforme et les progrès de la société. L'instauration d'un gouvernement juste est donc une obligation religieuse et la justice est une source de joie pour les dirigeants. La justice est une fierté pour gouverneurs, un critère politique et permet le respect de la loi dans la société". Les gouvernements doivent donc programmer dans ce sens.
Certains croient que le gouvernement doit se faire obéir par la force alors que l'Imam Ali (AS) a bien précisé que la justice sociale entrainera automatiquement l'obéissance du peuple. C'est aussi une règle dans les relations sociales et la famille. La justice est si importante qu'elle est parfois présentée comme "l'objectif suprême" où tous auront accès à ce qu'ils méritent sur les revenus et les richesses.
L'Imam Sadegh (AS) a déclaré à ce sujet : «ولكن المال مال الله يضعه عند الرجل ودائع»: Les biens appartiennent à Dieu qui les confie aux humains
La distribution des richesses appartient à Dieu qui est le véritable propriétaire de tout ce qui existe et est aussi, juste et sage. L'interdiction de l'usure n'est pas une chose qu'il faut expliquer, tout le monde en connait les méfaits, et une telle intrusion de l'être humain dans les biens n'est pas permise vue l'existence d'un propriétaire supérieur qui est Dieu. Dans les transactions commerciales aussi, certaines règles doivent être respectées qui ont aussi été fixées par Dieu ainsi que les profits et les autres règles et droits économiques. L'islam est venu pour montrer aux êtres humains la voie du salut et de la perfection.
Dans l'éducation islamique, la première étape est la connaissance de l'être à éduquer et des objectifs de l'éducation. Cela est aussi vrai dans les régimes politiques car trois choses sont nécessaires dans toute évolution : 1- la connaissance de la situation actuelle, 2- la définition de la situation optimale، 3- les stratégies de réforme.
Quand nous parlons du système économique en islam, nous faisons allusion à certaines prescriptions qui nous permettent de connaitre les problèmes, les objectifs et les méthodes pour les atteindre. L'objectif suprême doit être un mouvement conscient et fort vers Dieu. Tous les autres objectifs sont secondaires dans cette vision, et la justice est envisagée dans ce sens et pour permettre aux gens d'avancer dans cette voie divine et de perfection.
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