Les pauvres ont leur part des biens des riches

10:00 - November 28, 2012
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Téhéran(IQNA)- Du point de vue de l’Islam, le principe du « besoin » se trouve à l’origine du droit selon lequel les pauvres ont leur part des biens des riches et l’Imam Sadegh(AS) dit à ce propos : « Allah, Béni et Très Haut, a établi une association entre riches et pauvres dans les biens. »
Selon l’Agence Internationale de Presse Coranique, la 9e réunion des séances consacrées à l’économie islamique ayant pour titre « Principes de la distribution des richesses et des revenues dans la société islamique » a été organisée au siège de l’Agence Internationale de Presse Coranique à Téhéran, avec la participation de l’hojatolislam Sayed Hossein Mir Moezzi, membre du haut conseil de l’exemple islamique iranien du progrès et membre du corps scientifique du centre pour la culture et la pensée islamique.
Mir Moezzi a indiqué qu’il existait trois principes pour la redistribution des richesses dans la société du point de vue islamique, précisant : « Le premier principe stipule que les bienfaits de ce monde sont créés pour tout le monde. Dieu a créé la terre et le ciel ainsi que tous les bienfaits, pour tous les gens. »
En ce qui concerne le second principe, Mir Moezzi a expliqué : « Un travail fructueux est à l’origine du droit à la jouissance. De nombreux versets du Saint Coran expliquent qu’une activité fructueuse accorde à son auteur le droit de jouissance. »
« Le troisième principe, ajoute Moezzi, concerne la redistribution des richesses dans la société du point de vue de l’Islam, principe selon lequel le « besoin » crée le droit de jouissance des richesses de la société, besoin qui ne peut être satisfait par le travail. Les nécessiteux sont alors considérés comme des gens qui n’ont pas les moyens de satisfaire leurs besoins. »
Le membre du corps scientifique du centre pour la culture et la pensée islamique a expliqué : « En ce qui concerne les gens vertueux le Seigneur dit dans le verset 19 de la sourate « Qui éparpillent » : «وَفِی أَمْوَالِهِمْ حَقٌّ لِّلسَّائِلِ وَالْمَحْرُومِ » Et dans leurs biens le mendiant et le déshérité avaient un droit ; cela veut dire que les vertueux respectent les droits des pauvres dans leurs biens et les leurs rendent. »
Citant une tradition de l’émir des croyants, Ali (AS), qui dit « Dieu a rendu obligatoire aux riches de satisfaire les besoins des pauvres », il a expliqué : « Alors les riches doivent restituer aux pauvres leur droit, parce que si le pauvre l’est, c’est parce que le riche ne lui a pas donné sa part. »
En ce qui concerne la part des pauvres des biens des riches, Mir Moezzi a souligné : « Le Seigneur a décrété des droits dont le premier est la zakat, une taxe à la base de la politique fiscale islamique sur des récoltes comme le blé, l’orge, la datte, le raisin et des animaux comme le mouton, le chameau, la vache etc. »
Il a ajouté : « Le verset 60 de la sourate Désaveu dit: «إِنَّمَا الصَّدَقَاتُ لِلْفُقَرَاء وَالْمَسَاكِينِ وَالْعَامِلِينَ عَلَیْهَا وَالْمُؤَلَّفَةِ قُلُوبُهُمْ وَفِی الرِّقَابِ وَالْغَارِمِينَ وَفِی سَبِيلِ اللّهِ وَابْنِ السَّبِيلِ فَرِيضَةً مِّنَ اللّهِ وَاللّهُ عَلِيمٌ حَكِيمٌ »: Rien d’autre en vérité : les recettes d’Etat sont pour les besogneux et pour les pauvres et pour ceux qui y travaillent et pour ceux dont les cœurs sont à gagner et pour l’affranchissement des jougs et pour ceux qui sont lourdement endettés et dans le sentier de Dieu et pour l’enfant de la route. Arrêté de Dieu ! Et Dieu est savant, sage. »
Le membre du haut conseil de l’exemple islamique iranien du progrès a ajouté : « Le khums est une autre taxe que la société doit aux pauvres. Le verset 41 de la sourate Dépouilles dit: « وَاعْلَمُواْ أَنَّمَا غَنِمْتُم مِّن شَیْءٍ فَأَنَّ لِلّهِ خُمُسَهُ وَلِلرَّسُولِ وَلِذِی الْقُرْبَى وَالْیَتَامَى وَالْمَسَاكِينِ وَابْنِ السَّبِيلِ إِن كُنتُمْ آمَنتُمْ بِاللّهِ وَمَا أَنزَلْنَا عَلَى عَبْدِنَا یَوْمَ الْفُرْقَانِ یَوْمَ الْتَقَى الْجَمْعَانِ وَاللّهُ عَلَى كُلِّ شَیْءٍ قَدِيرٌ»: Et sachez qu’en vérité, de toute chose que vous capturez en butin, le cinquième appartient à Dieu et à Son messager, et au proche parent et aux orphelins, et aux pauvres, et à l’enfant de la route, si vous croyez en Dieu et en ce que Nous avons fait descendre sur Notre esclave, le Jour du Discernement : le jour où les deux groupes s’étaient rencontrés, et Dieu est capable à tout.
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