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8:01 - December 09, 2012
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شنبه ۱۸ آذر ۱۳۹۱ ۱۵:۴۱ شماره‌ خبر : 1149911

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سبك زندگی مانند ايمان يك كل منسجم است
Le mode de vie et la foi
L’Hodjat-ol-islam Mohamad Taghi Fahali, professeur d’université et professeur au Centre d’enseignement islamique, lors de la quatrième réunion sur le mode de vie fondé sur la foi, a déclaré qu’il fallait tout d’abord expliquer le sens de cette expression et qu’il ne s’agissait pas d’un comportement, de valeurs ni d’une vision individuels mais d’un ensemble de comportements, tout comme la foi qui est constituée elle aussi par un ensemble de comportements.
« Georg Simmel philosophe et sociologue allemand né en 1858 et décédé en 1918, a abordé en détail cette question dans ses écrits et spécialement dans la dernière partie de son livre sur la philosophie de l’argent qui est une de ses meilleures œuvres. Il n’est pas possible de trouver dans son œuvre une partie spéciale sur le mode de vie à part cette partie de son livre, car il estimait qu’une idée doit se manifester de façon continue à travers différentes discussions. Il estimait que l’être humain est poussé par des motivations intérieures individuelles et des motivations créées par le milieu de vie. La vie sociale signifie une interaction constante et la création d’un équilibre, entre l’individu et son milieu, par le biais des coutumes et des habitudes de chaque société qui se transmettent de façon progressive à l’individu. Simmel fait allusion à des ensembles de réflexions et de comportements qui se manifestent dans les organisations sociales et représentent les habitudes et les coutumes d’une société. Le mode de vie représente les efforts de l’être humain pour accéder à ces coutumes, ces cadres et ces valeurs qui existent dans l’identité des organisations sociales. Ce mode de vie donne un sens à la vie de l’être humain dans la société, et lui définit une identité individuelle et sociale. Nous étudierons lors des prochaines réunions pourquoi il ne s’agit pas d’un comportement, de valeurs ni d’une vision individuels mais d’un ensemble de comportements comme c’est aussi le cas avec la foi», a-t-il dit.
Dans une autre partie de son allocution, l’Hodjat-ol-islam Mohamad Taghi Fahali a présenté les idées de Max Weber, sociologue et économiste allemand, qui a été présenté comme un des premiers penseurs qui a fait des recherches sur le mode de vie dans une perspective sociologique, alors que d’autres sociologues avaient travaillé sur ce sujet avant lui.
« Il n’existe pas dans les travaux de Weber, de textes spécialisés sur ce sujet mais c’est un terme qui est employé souvent dans ses travaux sur les classes sociales, le prestige social, les partis sociaux et les relations qui existent entre ces trois domaines, offrant des modèles de vie en fonction des différents groupes sociaux. Selon lui tous les groupes n’ont pas le même mode de vie. Chaque groupe selon ses professions, a un mode de vie et une identité qui lui sont propres. C’est le groupe qui confère à chaque individu son mode de vie et son prestige, et celui qui veut faire partie d’un groupe quelconque doit en accepter le mode de vie et les règles. La légitimité du mode de vie d’un individu découle de la légitimité du mode de vie de son groupe et son identité est fondée sur l’identité et la reconnaissance de ce groupe.
Le mode de vie est ici, pris dans le sens d’un comportement et non de coutumes. Ce sont les habitudes qui se manifestent dans les comportements. Au sujet de la religion, Weber a essayé de la faire entrer dans le cadre des organisations sociales et il considérait qu’elle avait joué un rôle important dans l’apparition des sciences modernes dans la société occidentale. Selon lui, il existe quatre visions de la relation entre la religion et la science en Occident. Certains prétendent que là où la religion entre la science s’enfuit, et que la religion s’enfuit par la fenêtre où est entrée la science. C'est-à-dire que les relations entre la religion et la science ne peuvent pas être de bonnes relations. Ils présentent pour appuyer cette thèse, des preuves historiques datant de la Grèce antique où le retrait de la religion aurait contribué à un développement scientifique important par rapport au Moyen âge où l’influence de la religion a entrainé un retard des sciences.
La situation des pays occidentaux et des États-Unis est la preuve du contraire, ce pays en effet, se considère comme le premier dans le domaine scientifique et un pionnier dans le domaine des libertés civiles, c'est-à-dire dans la compatibilité de la science et de la religion.
Weber estimait que le catholicisme avait joué un rôle crucial dans le progrès scientifique dans le monde, et considérait qu’il existe une relation directe entre la science et la religion où le travail est reconnu comme une valeur qui si elle se généralise, contribuera à une plus grande production. Pour lui, le travail et l’effort qui sont des valeurs essentiellement religieuses, contribuent à l’augmentation du capital et par là, à l’instauration du système bancaire. D’un autre coté, comme l’a senti Weber, la religion encourage la modération dans la consommation. L’économie a trois dimensions, la production, la distribution et la consommation, ce que Weber entend par modération dans l’économie concerne le domaine de la consommation, tout comme le travail concerne la production et la distribution, la justice sociale. Il faut donc consommer selon les besoins, ce qui contribuera à un accroissement du capital et à un progrès économique et un développement des exportations et des technologies. La religion avec ses deux principes, le travail et la modération, a donc eu une influence sur les développements scientifiques modernes et il est important de prêter une attention spéciale aux enseignements religieux pour de meilleurs revenus. Cependant ce mouvement a été inversé et ce sont les modes de vie issus de la science qui influencent aujourd’hui la pensée et ont relégué au second plan, le mode de vie fondé sur la religion et ses principes », a-t-il exliqué.


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