Ce raid, mené durant l'opération "Pilier de défense", visait le domicile de la famille Dallou, dont le père, Mohammad Jamal al-Dallou, 29 ans, a été présenté par l'armée israélienne comme un "terroriste".
Cette frappe, la plus meurtrière de l'opération lancée par Israël du 14 au 21 novembre dans la bande de Gaza, que gouverne le Hamas, avait provoqué la mort de ce Palestinien, agent dans une unité de la police des autorités du Hamas, de neuf membres de sa famille et de deux voisins, selon HRW.
"La possibilité que l'attaque contre une maison civile pouvait provoquer la mort de nombreux civils rendait cette opération à la fois disproportionnée et illégale", souligne l'ONG dans un communiqué. La mort de la famille Dallou a ému l'opinion internationale. HRW déplore qu'Israël n'ait pas fourni d'information sur M. Dallou pouvant étayer ses accusations selon lesquelles il était directement impliqué dans des actes "hostiles".
L'armée israélienne avait initialement indiqué avoir visé un chef militaire du Hamas, Yen Rabiea. Mais une porte-parole de l'armée avait ensuite déclaré à l'AFP que la cible du raid était Mohammad Jamal al-Dallou, selon elle "un terroriste connu". "Il n'y a pas eu d'erreur de l'armée israélienne", avait-elle insisté.
HRW souligne que les forces israélienne ont utilisé une bombe de "forte puissance". "Israël doit expliquer la raison du bombardement de cette maison pleine de civils", a estimé Fred Abrahams, un conseiller de l'ONG qui a enquêté à Gaza.
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