Selon IQNA citant Al Manar, le chef de l'Etat égyptien avait adopté le 22 novembre un décret par lequel il élargissait de manière unilatérale ses prérogatives présidentielles. Mohamed Morsi a en revanche confirmé la date du 15 décembre pour la tenue d'un référendum sur un projet controversé de Constitution.
Un comité de 8 experts été chargé de "modifier" le décret du 22 novembre par lequel le président islamiste a étendu ses pouvoirs et les a placés au dessus de tout recours en justice, déclenchant la pire crise politique depuis son élection fin juin.
Mohamed Morsi avait également demandé «de trouver une solution juridique qui permette de reporter le référendum» sur un projet de Constitution, lui aussi très critiqué par l'opposition, prévu le 15 décembre, mais la date a finalement été maintenue. Les formations islamistes qui soutiennent Mohamed Morsi, parmi lesquels le puissant mouvement des Frères musulmans dont est issu le président, avaient durci le ton ce samedi, refusant catégoriquement tout report du référendum constitutionnel.
Mohamed Morsi a également demandé à l'opposition de proposer des amendements au projet de constitution qui doit être soumis à référendum le 15 décembre, a ajouté le porte-parole de la commission de dialogue. Samedi, l'armée a fait entendre sa voix après plusieurs jours de crise politique, lançant un appel au dialogue et affirmant que la violence ne pouvait être tolérée.
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