Comment s’établit l’équilibre économique dans la société?

9:04 - December 26, 2012
Code de l'info: 2470380
Téhéran(IQNA)- Les différences reconnues par l’islam sont celles qui sont le résultat de différences naturelles comme les différences d’aptitudes physiques et intellectuelles, ou le résultat d’évènements qui ne relèvent pas de la volonté humaine, comme les climats qui sont plus ou moins propices aux activités agricoles, les tremblements de terre ou les inondations qui relèvent aussi dans un sens, des conditions naturelles.
L’Hodjat-ol-islam Sayed Hussein Mir Moezzi, membre du Comité d’élaboration des modèles islamiques de consommation et de progrès, lors de la dixième réunion organisée au Centre des activités coraniques universitaires, a déclaré que l’équilibre économique dans la société sera établie quand les différences de revenus qui proviennent d’inégalités des chances et d’injustices seront abolies, quand les riches verseront la part qu’ils doivent sur leurs revenus et quand les pauvres seront suffisamment aidés par le gouvernement.
« Les différences reconnues par l’islam sont celles qui sont le résultat de différences naturelles comme les différences d’aptitudes physiques et intellectuelles, ou le résultat d’évènements qui ne relèvent pas de la volonté humaine, comme les climats qui sont plus ou moins propices aux activités agricoles, les tremblements de terre ou les inondations qui relèvent aussi dans un sens, des conditions naturelles. La troisième raison des différences de revenus et de richesses est l’existence d’injustices dans les lois et la gestion gouvernementale, et l’octroi de possibilités et de privilèges à certaines personnes. Les revenus qui sont issus de ces injustices sont tout à fait illégaux d’un point de vue islamique.
L’Emir des croyants (AS) dans un de ses discours, a déclaré « Vous savez qu’il n’est pas recommandé que celui qui détient l’autorité sur les lois, les biens et les personnes, c'est-à-dire le dirigeant des musulmans, soit un homme avare et obtus qui cherche à dévorer leurs biens».
Cette phrase nous montre que le chef du gouvernement islamique a un pouvoir sur les biens et la vie des musulmans. Dans le cas où cette personne serait avare et cupide, les biens des musulmans seraient en danger, mais s’il s’agit d’un homme religieux et croyant, il travaillera dans l’intérêt des gens. En Occident, 1% de la population détient 60 à 70% des richesses, ce qui est une chose impossible dans un système islamique où les règles islamiques sur les revenus sont respectées.
Les pauvres ont un droit sur le bien public auquel le Coran fait allusion ainsi que l’Imam Ali (AS) dans sa lettre à Malik Ashtar qui avait été envoyé comme gouverneur en Égypte. Dans cette lettre l’Imam Ali (AS) dit : « Mon Dieu ! Au sujet des classes démunies de la société, sache qu’il y a des gens qui n’osent rien réclamer. Dieu a institué pour eux, une part sur les biens publics et les richesses. Essaye donc de les aider et prélève ce qui leur est nécessaire sur les biens publics. Donne-leur des terres qui font partie des territoires islamiques dans chaque ville, car il n’y a pas de différences entre ceux qui sont près et ceux qui sont éloignés. Choisis de gens de confiance qui auront la responsabilité de t’informer sur leurs besoins».
Les classes démunies ou les gens qui sont en incapacité de travail ont donc un droit que Dieu leur a octroyé. Si leurs droits ne sont pas respectés, les écarts de salaire qui existent dans la société sont illégaux. L’équilibre économique exige que les écarts de revenus ne soient pas le résultat d’inégalités des chances et de privilèges, et l’éducation nationale doit offrir à tous les mêmes chances d’épanouissement. Les riches doivent payer ce qu’ils doivent aux pauvres et au gouvernement qui doit encourager la création d’emplois. Dans ces conditions, les écarts de salaire et de revenus seront légaux et acceptables du point de vue islamique et dus uniquement aux différences d’aptitudes et de conditions naturelles du milieu de vie.
Deux journalistes allemands ont écrit un livre sur le piège de la mondialisation, l’un d’entre eux est l’ancien directeur de la Banque centrale qui avait accès à de nombreuses informations sur les questions économiques, et qui présente dans ce livre, les décisions des possesseurs de grandes fortunes dans le monde qui s’étaient réunis pour trouver une solution au danger de soulèvement populaire et aux risques qui menaçaient leurs richesses.
Chaque participant avait trois minutes de parole. Un de ces riches présenta en trois minutes, les politiques actuelles qui existent dans le monde. Il déclara que pour éviter les troubles, il fallait opter pour la politique de la tétine et du jouet. C'est-à-dire nourrir les gens, les protéger des maladies et les occuper.
Actuellement, les jeux électroniques et les films jouent ce rôle, font perdre aux jeunes leur temps et les rendent indifférents aux questions importantes qui existent dans le monde, à leur avenir et au destin de leur pays.
Un autre point auquel il est fait allusion dans ce livre, est que le gouvernement est choisi par les riches qui lui prête de l’argent et sont derrière de nombreux contrats et programmes économiques.
Il est évident que ces écarts de richesses qui font qu1% des gens possèdent 70% des richesses ne proviennent pas de différences d’aptitudes ou de différences de milieux de vie, mais d’injustices et de privilèges inacceptables, et cette question est très importante dans l’élaboration d’un équilibre économique », a-t-il dit.
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