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9:35 - February 12, 2013
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دوشنبه ۲۳ بهمن ۱۳۹۱ ۱۶:۱۱ شماره‌ خبر : 1187011

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احكام فقهی در مورد حقوق بشر با استناد به تفاوت‌های انسانی صادر می‌شود
Les règles juridiques islamiques sur les droits de l’homme en islam
Ruhollah Shahriati, membre du centre de recherches islamiques, dans un entretien avec l’Agence iranienne de presse coranique, a déclaré que les différences naturelles reconnues en islam, étaient considérées comme des injustices par les Occidentaux alors qu’elles doivent être prises en compte lors des activités de législation.
« Il est normal que ces différences entre les êtres humains, entrainent des différences dans l’activité législatrice. En ce qui concerne la jurisprudence islamique et les droits de l’homme, je dirai que le droit à la vie, au logement, au choix du métier etc, sont des droits élémentaires mais au second niveau des droits de l’homme, les juristes se sont consacrés au droit sociaux et économiques, comme la propriété. Il est possible de définir ces droits en fonction des sources juridiques et religieuses dont nous disposons, pour savoir quel est la position de la jurisprudence islamique dans ces domaines. Une des questions qui concerne le premier groupe des droits élémentaires, concerne le concept d’égalité. Est-ce que les gens sont vraiment égaux dans tous les domaines ? la jurisprudence islamique doit répondre à cette question en fonction du Coran, des textes et de la raison. Diverses règles ont été présentées en islam qui révèlent la reconnaissance de différences naturelles qui sont considérées par les Occidentaux, comme une discrimination. L’islam ne remet pas cette méthode en question car étant donné les différences qui existent entre les humains, les lois qui les concernent doivent aussi être différentes. Par exemple dans les lois qui concernent la famille, l’islam a donné aux hommes certains avantages et certaines responsabilités. Cependant les juristes ont estimé que ces droits étaient compensés par le devoir d’entretien de la femme et de la famille, et que les droits des femmes complétaient ce système familial et en assuraient l’harmonie et la justice. Au sujet des croyants et des athées, il y a aussi dans la jurisprudence islamique, des règles différentes. Dans certaines questions relatives à la pureté ou l’impureté, les règles sont différentes pour ces deux cas. Au sujet de la vie des non musulmans dans une société islamique, il y a aussi des questions qui sont posées au sujet du devoir de verser un impôt spécial de la part des non musulmans qui ne payent pas le khoms et la zakat comme les musulmans, et sont donc obligés de payer cet impôt au gouvernement ce qui est parfois présenté dans les critiques occidentales comme une forme d’injustice. Au sujet des droits politiques des femmes et des hommes, je dois dire qu’aujourd’hui de nombreux postes sont attribués à la fois aux hommes et aux femmes, tous les groupes féministes n’exigent pas une présence obligataire des femmes dans tous les domaines, ce qui est le signe d’une reconnaissance de différences qui sont malheureusement niées par certains. Au sujet du vote des femmes et de leur participations aux activités politique, la jurisprudence islamique autorise sans problèmes la participation des femmes aux décisions et au destin de leur pays mais la question soulevée par l’islam est de savoir si les femmes ont le droit de prendre en mains la direction politique ou non. C’est aussi le cas pour l’exercice de la fonction de juge que les jurisconsultes ont en grande partie rejeté, rejetant ainsi par déduction, leur droit à l’autorité politique. La question de l’égalité des hommes et des femmes au niveau politique a différentes branches dans la jurisprudence islamique, qu’il serait trop long de présenter ici. En bref, je dirais que notre jurisprudence reconnait certaines différences et par conséquent, des droits différents. Cependant ce serait une erreur de parler d’injustices car l’injustice réside effectivement dans l’absence de reconnaissance de ces différences. Au sujet des libertés politiques qui font partie de la série secondaire des droits, il y a un point qui est discuté dans la déclaration des droits de l’homme qui concerne le droit d’organisation et de création d’associations. A ce sujet notre jurisprudence a des avis très élaborés dans le respect des règles morales, culturelles, politiques et sécuritaires. Notre jurisprudence a donc un regard général et complet sur les questions primordiales et secondaires des droits de l’homme, mais étant donné que les lois sont constituées dans un cadre précis, sur certaines questions des réponses définies et précises existent mais dans d’autres cas, il peut exister certaines différences entre les avis des jurisconsultes », a-t-il dit.


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