Selon le site Chicago Tribune, lors d’une conférence de presse, le samedi 16 février, à l’aéroport international de Yangon, le rapporteur spécial de l’ONU aux affaires des droits de l’homme au Myanmar a déclaré: « Les pressions exercées par le gouvernement contre les minorités religieuses inquiètent l’ONU. »
Au dernier jour de son déplacement au Myanmar, il a annoncé : « Quelques 120 mille musulmans Rohingyas installés dans les camps sont privés des possibilités sanitaires. »
Ce responsable onusien a ajouté : « Les persécutions exercées par les extrémistes bouddhistes contre le personnel médical dans l’Etat à population musulmane de Rakhine se trouvent à l’origine des manques sanitaires. »
Mettant l’accent sur le fait que le gouvernement du Myanmar doit cesser d’exercer des pressions sur les camps de réfugiés musulmans, il a ajouté : « Certains de ces camps sont plutôt identiques aux prisons. »
Pris pour cible depuis des années des attaques et crimes par les extrémistes bouddhistes, la minorité musulmane connaît depuis un an une vague croissante de violence.
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