Le public peut admirer les chefs-d’oeuvre de la collection du Fonds Mardjani de soutien et de développement des programmes scientifiques.
Une cassolette ciselée en bronze du 11e siècle provenant d’Iran en forme de chat, des bols irakiens en céramique du 10e siècle, une robe venue de Chine datant du 14e siècle brodée or et bordée de fourrure, des anneaux en filigrane ornés de nielle découverts sur le territoire de la Russie contemporaine. On peut aussi voir un Coran enluminé dans une reliure précieuse. Irina Antonova, directrice du musée et expert en art, ne cache pas son admiration :« Je suis vraiment très impressionnée, car les pièces exposées nous font découvrir une esthétique très fine qui revendique son identité. Les motifs, les formes des récipients et les caractères arabes relèvent d’un art véritable ».
Toute l’exposition s’articule autour d’un tapis de prière persan du 16e siècle sur lequel sont brodés en or les 99 noms du Tout Puissant employés dans les prières des musulmans. C’est ce tapis qui a donné son nom à l’exposition, raconte le président du Fonds Mardjani Roustam Souleimanov :
« Nous avons d’abord voulu présenter cent pièces comme autant de chefs-d’oeuvre mais une pièce s’est avérée manquante et nous avons compris que c’était la volonté du Tout Puissant. Nous avons immédiatement pensé aux 99 noms du Tout Puissant et le nom de l’exposition a été trouvé ».
Un magnifique catalogue présente l’exposition et il est prévu que des spécialistes tiendront des conférences sur l’art islamique.
Source: french.ruvr