Ahmad Basseri, spécialiste de la guerre médiatique et de propagande, lors d’un atelier de présentation des éléments et des différentes branches de ce combat, organisé par les Forces révolutionnaires du Bassidj des professeurs d’université de la province d’Hormozgan, a déclaré que nos divergences avec les grandes puissances criminelles ne concernaient pas les questions d’énergie nucléaire, de territoires ou de modèles de gouvernement, mais nos valeurs, nos objectifs et notre identité.
« Si nous voulons défendre notre identité islamique, iranienne et humaine, nous devons utiliser les tactiques de la guerre psychologique et médiatique. L’Espagne était puissante au XVIème siècle à cause de ses colonies, puis la Hollande au XVIIème siècle, à cause de ses revenus, au XVIII et XIXème siècle ce fut le tour de l’Angleterre avec sa révolution industrielle et ses colonies, et au XXème siècle, le tour des États-Unis, à cause de leur force culturelle, nucléaire et économique. Au XXIème siècle, le pays qui a la meilleure idéologie et les meilleurs renseignements, est le pays le plus puissant.
La guerre dans ce quatrième modèle, est celle des idéologies. Nos disputes avec l’Occident et les pays occidentaux ne viennent pas de la question nucléaire mais de nos valeurs. Tant que nous lutterons contre l’oppression et soutiendrons les opprimés, ces hostilités dureront. Les huit années de guerre imposée, ont montré que plus les difficultés augmentaient, plus l’esprit de sacrifice et de lutte qui est le résultat des enseignements de l’Imam Hossein (AS) se développait dans la société. Les pressions économiques des États-Unis ne peuvent pas décourager le peuple d’Iran dans sa défense des valeurs islamiques. Cette lutte ne dépend pas de l’armée et des forces révolutionnaires, mais de notre volonté et de notre influence sur l’opinion internationale.
La fin du XXème siècle a été l’époque du savoir et de l’information, sont puissants ceux qui peuvent dominer l’information et attirer la communauté internationale dans le sens qu’ils désirent. La République islamique d’Iran possède ce pouvoir aujourd’hui. Al Qaeda qui n’a pas de pays, a réussi à convaincre l’opinion qu’elle peut dans n’importe quelle partie du monde, menacer les intérêts américains. Le pouvoir aujourd’hui, n’est donc pas un pouvoir militaire ni technologique.
La chaine qatarie d’Al Jaarzira qui a le pouvoir de convaincre l’opinion publique, est une forme de pouvoir contre lequel nous voulons lutter. Les soldats de la guerre médiatique doivent programmer pour cela et cela demande des années, à cause de la complexité des systèmes. La République a ce pouvoir et cette influence, c’est aux spécialistes de travailler dans ce sens et de montrer aux gens dans quelles directions il leur est profitable de travailler. Il faut définir les priorités en fonction de nos valeurs. Les commandants doivent posséder et utiliser les notions de psychologie et de sociologie, et les connaissances culturelles et politiques.
L’identité d’un pays se renforce quand les divergences disparaissent, cela renforce aussi sa puissance dans cette guerre « douce » ou idéologique et médiatique, et tout ce qui peut la renforcer parmi nos coutumes et bases culturelles, sera une force qui s’ajoutera à notre puissance idéologique », a-t-il dit.
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