Deux projets de mosquée contestés à Locminé et Vannes

14:53 - March 04, 2013
Code de l'info: 2505944
Bretagne(IQNA)- Ces dernières semaines, deux nouveaux projets de mosquées bretonnes ont rencontrées de problèmes.
Ces dernières semaines, deux nouveaux projets de mosquées bretonnes ont posé problème. Le premier avait pour cadre Locminé (4.200 habitants), dans le Morbihan. Dans cette commune, qui a prospéré grâce à l'agroalimentaire, l'Association culturelle islamique de Locminé et alentours s'est constituée en septembre 2012. Elle envisageait d'ouvrir un lieu de culte à destination de la population musulmane qui travaille dans les usines de la région.
Dans une tribune publiée dans l'hebdomadaire La Gazette, le maire s'était prononcé contre ce projet. Il avait conclu par ces mots : « Il est évident que tant que je serai maire de Locminé, il n'y aura pas de mosquée à Locminé ». Reste que cette opposition de l'édile n'aurait pas longtemps résisté à un jugement du tribunal administratif. Les élus ne pouvant bien évidemment pas s'opposer à la liberté de culte. Le second cas concerne la ville de Vannes. En décembre, le tribunal administratif a annulé une délibération du conseil municipal portant sur un bail emphytéotique liant l'Association culturelle des musulmans de Vannes et la Ville. Ce bail portait sur la location d'un terrain (4.000 euros par an) appartenant à la municipalité sur lequel l'association musulmane prévoyait d'édifier un bâtiment de 831 m². C'est une association, la Libre-pensée (*), qui avait saisi le tribunal administratif. « Nous ne nous opposons pas à ce que la mairie vende le terrain à l'association dans le cadre d'une opération privée, explique son président, Pierrick Le Guennec. Nous ne voulons pas que la collectivité prenne en charge indirectement un terrain destiné à édifier un lieu de culte. La laïcité, c'est la liberté de conscience garantie par la République, c'est le refus de reconnaître, donc de salarier ou de subventionner, un culte quel qu'il soit. L'islam n'est pas la question. C'est le respect pur et simple de la loi de 1905 qui nous importe. » La mairie, condamnée aux dépens, n'a pas fait appel.
L'utilisation de l'argent public en question
À Brest, c'est le vote d'une subvention de 160.000 euros à une association cultuelle qui a alimenté les débats du conseil municipal. « On m'a expliqué que cet argent devait servir à aménager une porte de sortie dans la mosquée du quartier de Saint-Martin, explique Brigitte Hu, élue de l'opposition. J'ai trouvé que la note était salée. On m'a répondu qu'il s'agissait en fait de 5.000 euros et que l'association était culturelle et non plus cultuelle. À l'avenir, nous resterons vigilants. L'argent public ne doit pas être dépensé à des fins religieuses. »
Source: letelegramme
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