La capitale économique du Pakistan est une ville morte ce lundi, au lendemain de l'un des attentats les plus meurtriers de son histoire. Cette attaque, qui a coûté la vie à 45 personnes, est la dernière d'une série particulièrement sanglante à quelques mois des élections.
Les écoles, commerces, bureaux et marchés ont été fermés et le trafic très limité dans la matinée. Le gouvernement local a décidé dimanche un jour de deuil, tandis que la communauté chiite en a décrété trois, en mémoire des victimes.
La bombe a explosé dimanche en début de soirée près de mosquées du quartier d'Abbas Town, au moment où les fidèles sortaient de la prière. Plusieurs immeubles ont été frappés aux alentours et se sont en partie écroulés, piégeant les victimes. Outre les 45 morts, plus de 150 personnes ont été blessées.
Les associations locales de transporteurs et commerçants ont annoncé une journée morte lundi. "Il n'y aura pas de transport public", a ainsi déclaré le chef de l'association des transporteurs de Karachi, Irshad Bokhari.
L'attentat de dimanche, le plus meurtrier en plus de trois ans à Karachi, a eu lieu près d'un quartier chiite mais a également fait des victimes sunnites, et sa cible exacte demeurait encore inconnue, selon des sources policières.
Il intervient à quelques mois d'élections générales historiques car les premières de l'histoire du Pakistan moderne à avoir lieu après qu'un gouvernement civil fut allé au bout de son mandat de cinq ans.
Source: lexpress