Israël com­paraît devant le tri­bunal de Paris pour avoir séquestré le « bateau français pour Gaza »

12:01 - March 11, 2013
Code de l'info: 2509495
Paris(IQNA)- Israël est convoqué devant la pre­mière chambre du Tri­bunal de Grande Ins­tance de Paris, mer­credi 13 mars à 14h30, pour répondre de l’abordage dans les eaux inter­na­tio­nales en juillet 2011 du « Dignité Al Karama » , dans le cadre de la cam­pagne « Un bateau français pour Gaza », et à sa séques­tration dans un port israélien.
Le « Dignité Al Karama », bateau de plai­sance battant pavillon français, avec 16 civils à son bord, était le seul membre de la « Flot­tille de la liberté II » qui a réussi à échapper à l’interdiction de naviguer des auto­rités grecques, sous pression israé­lienne, et à tenter de briser le blocus de Gaza. Ce navire a été attaqué et arrai­sonné, ses pas­sagers empri­sonnés, par les forces navales israé­liennes le 19 juillet 2011 dans les eaux inter­na­tio­nales, au mépris du droit inter­na­tional sur la libre cir­cu­lation maritime et du droit de la mer. Il est depuis placé sous séquestre dans un port israélien.
Israël invoque son immunité, et prétend avoir agi dans l’exercice de ses pou­voirs de police. Il est incon­ce­vable en termes de droit qu’un Etat s’arroge le droit d’agir en fonction de ses « intérêts propres » en dehors de ses fron­tières ter­restres, aériennes et mari­times, et refuse de res­tituer un navire dans l’état où il l’a saisi. Ce serait la négation de toute règle de droit inter­na­tional, de droit maritime et une infraction évidente à l’article 2.4 de la charte des Nations unies, qu'Israël se doit, comme tout Etat membre des Nations unies, de respecter.
Dans ces condi­tions, on ne peut que s’indigner de la position du ministère public français dans cette affaire, qui dans ses conclu­sions, légitime l’acte de pira­terie d’Israël. A le suivre, il n’y a plus de droit, ni de règles inter­na­tio­nales, chaque Etat a le pouvoir de faire ce qu’il veut.
Israël ne peut agir, en vio­lation du droit, comme bon lui semble, là où il le sou­haite et quand il le sou­haite. Il doit être sanc­tionné. Il existe des règles, celles du droit inter­na­tional, la justice fran­çaise doit les faire appliquer.
Source: france-palestine
captcha