Enchainé à son lit de prisonnier, SAMER ISSAWI a démarré une grève de la soif

12:31 - March 17, 2013
Code de l'info: 2511719
Al Qods(IQNA)- Samer Issawi qui poursuit depuis des mois sa grève de la faim, vient de refuser d’absorber également tout liquide, informe son avocat, qui l’a trouvé pieds et poings liés à son lit dans l’infirmerie de la prison
Samer Issawi qui poursuit depuis des mois sa grève de la faim, vient de refuser d’absorber également tout liquide, informe son avocat, qui l’a trouvé pieds et poings liés à son lit dans l’infirmerie de la prison, tandis que ses geôliers festoyaient autour de son lit pour le narguer et le faire craquer.
Nous rappelons que ce prisonnier politique palestinien, habitant de Jérusalem, avait été libéré fin 2011 dans le cadre d’un échange de prisonniers, après avoir passé 10 ans dans les prisons de l’occupant, et qu’Israël a procédé ensuite à sa ré-arrestation en juillet dernier, sur la base d’un "dossier secret"...
Pourquoi François Hollande, qui reçoit Netanyaou et Peres, n’a jamais évoqué les violations des droits de l’homme et des conventions de Genève avec ses amis et partenaires ? Pourquoi ces prisonniers n’ont-ils pas le statut de prisonniers politiques ? Pourquoi sont-ils systématiquement torturés, au point d’en mourir ? Pourquoi sont-ils arrêtés et détenus arbitrairement ? Depuis quand la résistance à l’occupation n’est-elle pas un droit fondamental et reconnu pour tous ceux et toutes celles qui la subissent ?
Monsieur Hollande, qui nous avait tant parlé de justice pendant sa campagne électorale, nous auraient-ils pris pour des demeurés ?
Compte-t-il se retrancher devant son immunité pour enfreindre les engagements pris et signés par la France de respecter ET FAIRE RESPECTER les Conventions de Genève (article 1er), ainsi que la Convention internationale sur la Torture qui l’oblige, non pas à dérouler le tapis rouge à des tortionnaires, mais à les faire arrêter et traduire devant des juges, dès lors qu’ils mettent le pied sur le sol français ?
Nous rappelons que la Convention internationale sur la torture, signée par la France en 1984, la contraint à rechercher toutes les personnes suspectées, d’avoir torturé, ou d’avoir laissé torturer en connaissance de cause, ou d’avoir commandité des tortures.
Si Samer Issawi meurt, alors qu’il s’élève contre ces violations du droit par Israël, nous tiendrons le président de la République française comme directement responsable de ce crime.
Source: europalestine
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