Lors de la 14ème réunion organisée au Centre des activités coraniques universitaires, sur le système islamique dans le Coran, l’Hodjat-ol-islam Seyed Hossein Mir Moe’zi, membre du Comité d’élaboration des modèles de consommation et de progrès islamiques, a déclaré que si les gens et le gouvernement sont reconnaissants et aident les pauvres, la morale économique sera instaurée dans la société, il n’y aura plus de pauvres et le pouvoir sera au service d’un épanouissement collectif.
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Seyed Hossein Mir Moe’zi a fait allusion à l’importance de la reconnaissance dans la culture islamique, et a déclaré que dans le Coran la prière était présentée comme une obligation au verset 72 de la sourate Anham : «وَأَنْ أَقِيمُواْ الصَّلاةَ...»ainsi que le rappel de Dieu et la reconnaissance envers le créateur : « فَاذْكُرُونِی أَذْكُرْكُمْ وَاشْكُرُواْ لِی وَلاَ تَكْفُرُونِ »
« L'Imam Sadegh (AS) a dit à ce sujet que le meilleur auprès de Dieu était celui qui Le remerciait quand des bienfaits lui étaient accordés et faisait preuve de patience dans les épreuves.
L’Imam Ali (AS) a dit que l’obéissance à Dieu était nécessaire en signe de gratitude et même s’Il ne nous punissait pas pour nos péchés.
La reconnaissance et l’obéissance sont des choses nécessaires, et la reconnaissance des bienfaits divins consiste à les utiliser dans la voie divine. Dieu nous a donné la vie éternelle et nous devons en être reconnaissants.
De nombreuses revayats ont fait allusion à ce sujet et déclaré que la reconnaissance entrainait le pardon divin. Un croyant qui reconnait que les bienfaits viennent de Dieu et Le remercie, même s’il fait une erreur, sera pardonné.
Le Coran dit à ce sujet au verset 147 de la sourate Nessa’:
» مَّا یَفْعَلُ اللّهُ بِعَذَابِكُمْ إِن شَكَرْتُمْ وَآمَنتُمْ وَكَانَ اللّهُ شَاكِرًا عَلِيمًا «
C'est-à-dire que Dieu ne punira jamais les gens reconnaissants qui seront aussi protégés des fitnas. La fitna signifie une époque où la vérité et le mensonge sont difficilement distinguables.
A l’époque de l’Émir des croyants (AS), une telle situation est apparue avec les Ravarejs qui récitaient des prières du matin au soir, mais s’étaient soulevés contre l’Imam Ali (AS). Dieu aide les gens reconnaissants à faire cette distinction dans ces moments difficiles.
Le verset 7 de la sourate Abraham parle aussi d’une multiplication des bienfaits pour les gens reconnaissants :
«...لَئِن شَكَرْتُمْ لأَزِيدَنَّكُمْ وَلَئِن كَفَرْتُمْ إِنَّ عَذَابِی لَشَدِيدٌ «
Certains ont des inquiétudes quand il s’agit de faire un don. Les gens ont tendance à faire des économies mais Dieu dit dans ce verset :
« لَئِن شَكَرْتُمْ لأَزِيدَنَّكُمْ»
que les biens augmentent avec l’aumône. Le diable par contre, nous fait peur et nous empêche de donner par peur de la pauvreté. Ceci est tout à fait contraire aux enseignements coraniques qui nous promettent une multiplication des bienfaits si nous faisons l’aumône. Dans une société qui appliquerait ce principe, les problèmes disparaitraient.
Les problèmes sont le signe d’une absence de reconnaissance au niveau du secteur privé et au niveau du gouvernement. Un gouvernement reconnaissant est un gouvernement qui sait que les biens qui sont à sa disposition viennent de Dieu et qu’Il peut les rependre quand Il le désire. Le gouvernement doit savoir que le vote n’est qu’une apparence et que si Dieu l’avait voulu, les gens n’aurait pas voté pout lui. Cela exige une reconnaissance. Le point important est que ces richesses et ce pouvoir soient utilisés dans l’obéissance à Dieu et non dans la rébellion. Le paradis est l’endroit où la morale islamique est respectée. Une société reconnaissante fera disparaitre la pauvreté et les richesses du gouvernement seront utilisées dans le sens du bien et de l’épanouissement de la société », a-t-il dit.
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