La Birmanie n’est pas le seul pays d’Asie du Sud Est qui persécute ses minorités. Au Sri Lanka, le quotidien des musulmans est de plus en plus difficile. Dans un pays à majorité bouddhiste (70%), les tensions envers les fidèles sont croissantes.
Le 28 mars, dans la capitale sri lankaise, Colombo, le commerce d’un musulman a été pillé et saccagé par 500 Cinghalais. A l’heure de la fermeture de sa boutique, une foule s’est précipitée sur lui pour piller son commerce et le détériorer avec des jets de pierre. Des personnes ont été blessées dans les bousculades.
Ces derniers mois, les tensions sont de plus en plus vives au Sri Lanka. Les musulmans, minoritaires, souffrent d’insultes, d’intimidations, et d’agressions de la part des bouddhistes. Ils voient leurs commerces boycottés. Les mosquées ne sont pas épargnées par ces oppressions. Elles sont régulièrement la cible d’actes de vandalisme.
Le Congrès des musulmans du Sri Lanka (SLMC) a dénoncé cette vague de haine et d’agressions envers les sri lankais de confession musulmane de la part de bouddhistes. Selon les experts, l’islam grandissant, est vu comme une menace par les bouddhiste intégristes.
Ces persécutions ne sont pas nouvelles. Après la Birmanie, voici encore un exemple où les musulmans sont persécutés. Des violences qui sont malheureusement très peu médiatisées, l’image classique du bouddhiste dans les médias étant toujours celle de paix et de tolérance. A l’inverse, l’islam est toujours perçu à travers les médias sous le prisme de la violence et du fanatisme.
Source: ajib