Quatre personnes, deux âgées de 17 et deux de 18 ans, ont été arrêtées dimanche soir, soupçonnées de l'incendie criminel ayant visé l'école islamique Darul Uloom, à Chislehurst, dans le sud-est de Londres.
Les adolescents ont ensuite libérés sous caution.
Les 128 élèves et membres du personnel présents dans l'établissement au moment de l'incendie samedi soir avaient été évacués, et deux personnes soignées sur place après avoir inhalé de la fumée. L'incendie, considéré comme suspect par la police, a provoqué des dégâts mineurs, et l'établissement a rouvert ses portes dimanche.
La police estime que cet acte criminel pourrait être lié au meurtre du soldat Lee Rigby, poignardé en pleine rue à Londres le 22 mai. Deux Britanniques d'origine nigériane convertis à l'islam ont été inculpés de ce meurtre.
C'était le deuxième incendie ayant visé la communauté musulmane enregistré à Londres en moins d'une semaine. Mercredi, un centre communautaire somalien avait été totalement détruit par un incendie criminel dans le nord de la capitale, sans faire de victimes.
Depuis le meurtre de Lee Rigby,nous constatons clairement une augmentation des attaques contre les musulmans à Londres, a déclaré lundi un responsable de Scotland Yard, Simon Letchford, sur la BBC.
On enregistre d'habitude un incident islamophobe chaque jour à Londres. Mais désormais, c'est de l'ordre de huit par jour, a-t-il ajouté. Il s'agit avant tout d'insultes, de dégâts mineurs, mais dans certains cas, comme ces deux incendies criminels, ce sont des infractions graves. Nous avons eu un certain nombre d'attaques et d'agressions, mais en général il s'agit d'insultes visant des individus qui se trouvent dans un lieu particulier ou portent des vêtements spécifiques qui attirent l'attention, a précisé M. Letchford.
Les Londoniens doivent se serrer les coudes. Nous ne pouvons pas laisser ce genre d'incidents nous diviser, a-t-il averti.
Dimanche soir, le patron de Scotland Yard, Bernard Hogan-Howe, avait déclaré : Il ne faut pas que le meurtre de Lee Rigby ne divise les Londoniens.
Après ce drame, politiques et responsables religieux au Royaume-Uni avaient lancé des appels au calme.
Source: Romandie