60 chiites tués par des rebelles en Syrie

12:21 - June 12, 2013
Code de l'info: 2546204
Damas(IQNA)- Soixante habitants chiites d'un village de l'est de la Syrie ont été tués mardi 11 juin dans des combats avec des rebelles.
Soixante habitants chiites d'un village de l'est de la Syrie ont été tués mardi 11 juin dans des combats avec des rebelles qui ont pris le contrôle de la localité. La veille, des villageois avaient mené une attaque contre un poste de l'opposition, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).
Les incidents sont intervenus à Hatlah, dans la province de Deir Ezzor (est). Au moins dix rebelles sont morts dans ces combats, et les violences ont provoqué la fuite des autres résidents chiites.
En proie depuis plus de deux ans à une insurrection, le gouvernement syrien a créé des milices locales dans certaines parties du pays, fournissant des armes et un entraînement à des communautés proches de lui. Les combats ont pris une coloration communautaire et religieuse, les deux parties – l'opposition dominée par les sunnites et le régime lié à la communauté alouite, une branche de l'islam chiite – s'accusant mutuellement de massacres sur chaque communauté.
Mardi matin, un double attentat a visé un commissariat au cœur de Damas faisant au moins 14 morts au moment où les forces gouvernementales lançaient des attaques contre les rebelles à Alep, deuxième ville du pays.
VIRAGE DANS LE CONFLIT
"Le conflit est à un tournant", a estimé Paris qui, comme Washington, réfléchit aux moyens de renforcer les rebelles, en perte de vitesse notamment après la chute de leur bastion stratégique de Qoussair que les forces gouvernementales ont repris la semaine dernière avec l'aide de combattants du mouvement chiite libanais Hezbollah. Dans la province d'Alep (nord du pays), les troupes du régime ont lancé des attaques contre des positions rebelles, bombardant, selon l'OSDH, des secteurs de l'aéroport militaire de Mennegh que les rebelles ont en partie conquis lundi. "Les rebelles contrôlent toujours d'importantes parties" de cette base, a précisé l'OSDH.
Source: Le Monde
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