C’est le journaliste Hicham Hamza qui le révèle lundi soir sur le site Oumma.com.
Hassen Chalghoumi, cet inconnu placé par Jean-Christophe Lagarde, maire de Drancy, et récupéré par le CRIF pour servir sa politique de stigmatisation de la communauté musulmane, assistait fin mai à un forum international en Israël.
L’antisémitisme pour régler ses comptes
Organisé par le ministère israélien des Affaires étrangères, ce colloque visait à trouver des pistes dans la lutte contre les différentes formes de manifestation de l’antisémitisme.
Parmi les orateurs appelés à s’exprimer, le surmédiatisé Hassen Chalghoumi, en sa qualité de muslim-basher qui a écumé tous les plateaux et rédactions parisiennes pour réciter les éléments de langage qu’on lui disait de réciter.
En sept points, l’imam des Lumières, selon la blaguounette en vogue chez les journalistes – qu’ils pensent un de ces quatre à appuyer sur l’interrupteur –, s’est employé à expliquer les principaux facteurs qui expliquent les expressions de l’antisémitisme parmi les musulmans français. Le premier point abordé fut Internet, qui selon l’informateur indigène de Drancy, « est le principal vecteur de propagation de l’antisémitisme parmi les musulmans de France ». Et de citer pêle-mêle Oumma.com, Saphirnews.com, le collectif Cheikh Yassine et Al-Kanz.org. Chutzpah !
Dans un article publié en février dernier, Pascal Boniface, directeur de l’institut de relations internationales et stratégiques, expliquait comment Chalghoumi renforce malgré lui les préjugés sur les musulmans. Chalghoumi est un informateur indigène.
« Chalghoumi est ce que la sociologie américaine appelle un « native informant », ces figures qui occupent la parole d’une communauté dont ils n’ont pas le soutien, mais qui tirent leur légitimité des médias et des milieux politiques dominants. Il dit ce que la majorité a envie d’entendre de la part d’une minorité, mais pas ce qu’elle pense réellement. Les « informateurs indigènes » valident les stéréotypes que la majorité véhicule sur leur communauté. »
Mais qu’a-t-on donc bien pu faire pour froisser l’ancien admirateur du dictateur tunisien Ben Ali ? Réponse : nous n’avons jamais accepté que cet homme, qui a été placé là où il est pour cracher à longueur de journée sur les musulmans, puisse tenir sa feuille de route et s’essuyer les pieds sur des millions de femmes et d’hommes en toute tranquillité, dans un but : servir l’aile la plus extrémiste du CRIF en criminalisant la communauté musulmane afin d’éteindre toute contestation de la politique criminelle israélienne.
Chacun des sites Web incriminés a mis en lumière, à sa façon, le parcours particulièrement étrange de celui qui n’a jamais été imam à Drancy et qui du jour au lendemain rencontre et dîne avec les ministres de la République, réussit à occuper l’espace médiatique et s’octroie une légitimité montée de toutes pièces. Sans qu’il ne doive tout cela à un charisme dont il est dépourvu à un talent particulier ou encore à une action exceptionnelle. Hassen Chalghoumi a été placé, il ne veut pas que cela se sache. Il serait d’ailleurs bien embêté si on lui demandait de citer les articles et ou les passages sur Al-Kanz.org qui appuient son attaque opportuniste. Il ne trouverait rien.
Chalghoumi, comme sous Ben Ali
Revenons-en à son intervention. Vous trouverez ci-dessous la synthèse du discours de Hassen Chalghoumi – l’extension du document en ligne est clair : ImamChalghoumi.pdf – mise en ligne par le ministère israélien des Affaires étrangères sur son site Internet en cliquant sur le lien suivant : The Key Factors Behind Expressions of Antisemitism Among French Muslims.
Voici donc le premier point consacré à Internet et aux méchants sites qui ont mis à nu le cas Chalghoumi.
The internet is the principal vector in the propagation of Antisemitism among the Muslims of France. The last 10 years has been marked by the increasing popularity of social networks (Facebook, Twitter etc.) and personal expression platforms (blogs, Forums, websites etc.) among the young Muslim generation in France. These tools provide powerful means of expression to radical individuals seeking influence. Since hatred of Jews and hatred of Israel prove powerful in uniting together Muslims of various backgrounds, they are often the dominant undertone of Islamic popular web platforms in France such as oumma.com and saphirnews.com. In the majority of the cases, Antisemitism will hide itself as Anti-Zionism to avoid judicial sanctions.
Dans cet extrait, le pas content protégé du maire de Drancy cite seulement Oumma.com et Saphirnews.com. C’est dans l’intervention orale, préparée pour luipar ses tuteurs depuis la France, que Hassen Chalghoumi a en outre cité le collectif Cheikh Yassine et Al-Kanz.org. Rassurez-vous, c’est au début de la vidéo, vous ne serez pas obligés de vous infliger la totalité de l’intervention.
Coucou Hassen, nous sommes en France
Eh Hassen, t’es en France, pas en Tunisie. Tu peux pas demander comme ça parce que t’aimes pas quelqu’un qu’on s’en prenne à lui. Ca c’était avant sous ton dictateur chéri Ben Ali. Eh Hassen, on n’est pas non plus à Gaza. La France est souveraine. Tu peux pas demander à Israël d’envoyer ses sbires pour éliminer tes détracteurs. Cela aurait eu un sens si les sites qui te chagrinent étaient hébergés à Gaza.
Là, t’aurais même pu choisir la couleur du char et le numéro du missile à leur envoyer sur la binette. Mais, là t’es en France Hassen. En France. Ben Hassen, ils t’ont pas expliqué tes tuteurs ? Bref, Hassen, va falloir que tu te rabattes sur le chocolat. Tu ne peux rien contre ces sites qui n’ont commis aucun délit et qui, sois-en rassuré, sont évidemment surveillés.
Source: al-kanz