Irak : des dizaines de morts dans une série d’attentats anti-chiites

12:32 - July 13, 2013
Code de l'info: 2560381
Bagdad(IQNA)- Au moins 51 personnes ont été tuées dans les attentats ayant secoué l’Irak jeudi, selon un nouveau bilan fourni hier par des sources policières et médicales.
L’Irak a vécu un jeudi sanglant après les attentats qui ont endeuillé le pays, principalement la communauté chiite qui continue de subir les violences des extrémistes sunnites. En effet, au moins 51 personnes, pour moitié des membres des forces de sécurité, ont été tuées dans les attentats ayant secoué l’Irak jeudi, selon un nouveau bilan fourni hier par des sources policières et médicales.
Le bilan précédent faisait état d’une quarantaine de morts dans cette série d’attaques ayant visé des milices chargées de la protection des oléoducs et la communauté chiite. L’attaque la plus sanglante a eu lieu sur une route entre Haditha et Baïji, à environ 200 km au nord de Baghdad, où 11 miliciens chargés de la protection de l’oléoduc qui traverse cette région et trois soldats ont été tués, selon le lieutenant-colonel Majed Salah al-Nemraoui et le docteur Omar Adel, a rapporté l’AFP.
Le mode opératoire est le même, ainsi que le moment choisi pour commettre ce carnage, comme cela était le cas durant les précédents ramadhans. Dans la soirée, quelques minutes après la rupture du jeûne du ramadhan, un kamikaze conduisant une voiture piégée a fait exploser son véhicule près d’une tente où s’étaient rassemblés les invités à un enterrement chiite à Mouqdadiya, à 80 kilomètres au nord-est de Baghdad.
Un second kamikaze, cette fois à pied, a déclenché une ceinture d’explosifs au moment de l’arrivée des secours. Au moins 10 personnes ont été tuées et 22 blessées, selon la police et une source médicale, selon un bilan fourni par des sources locales à Reuters. Trois soldats ont été tués et dix autres blessés, dont un officier, dans l’explosion d’une voiture piégée visant un convoi militaire à Tikrik, à environ 140 km au nord-ouest de Baghdad.
Au même jour, une série d’attaques violentes, visant principalement les forces policières irakiennes, a tué 28 personnes et en a blessé 79 autres dans la province d’Al-Anbâr, dans l’ouest du pays, et dans les provinces de Salâh ad-Dîn, Kirkûk et Niveveh (nord), selon la police. Aucun groupe n’a revendiqué ces attaques jusqu’à présent, mais le Front d’Al-Qaïda en Irak est souvent impliqué dans ce type d’attaques à travers le pays.
Ceci porte à plus de 240 le nombre de personnes tuées dans des actes de violence en Irak depuis le début du mois.
Le spectre d’une guerre civile plane sur l’Irak, où un regain de violence confessionnelle entre sunnites et chiites pourrait plonger le pays dans le sang, a averti mercredi le responsable de la mission onusienne pour les droits de l’Homme.
Selon l’ONU, jusqu’à 30 000 personnes auraient péri en 2007. Parallèlement à ces violences, l’Irak vit une situation politique qui risque de conduire à sa partition en micro-états.
La communauté sunnite qui a régné sur le pays du temps de Saddam Hussein réclame plus de place au sein des nouvelles autorités, majoritairement constituées des membres de la communauté chiite. Mais cela justifie-t-il tous ces attentats et violences à l’égard de cette communauté ?
Source: latribune-online
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